Psalm 78:43–68
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des miracles qu’il avait accomplis en Egypte et de ses prodiges dans les campagnes de Tsoan: il avait changé leurs fleuves en sang, et ils n’avaient pu en boire l’eau. Il avait envoyé contre eux des mouches venimeuses qui les dévoraient et des grenouilles qui leur apportaient la dévastation. Il avait livré leurs récoltes aux criquets, le produit de leur travail aux sauterelles. Il avait détruit leurs vignes par la grêle, et leurs sycomores par la gelée. Il avait abandonné leur bétail à la grêle, et leurs troupeaux à la foudre. Il avait lâché contre eux son ardente colère, la fureur, la rage et la détresse, une troupe d’anges de malheur. Il avait donné libre cours à sa colère: il ne les avait pas sauvés de la mort, il avait livré leur vie à la peste. Il avait frappé tous les premiers-nés de l’Egypte, ceux qui étaient les aînés des enfants sous les tentes de Cham. Il avait fait partir son peuple comme des brebis, il les avait conduits comme un troupeau dans le désert. Il les avait guidés en toute sécurité, pour qu’ils soient sans crainte, et la mer avait recouvert leurs ennemis. Il les avait amenés sur son saint territoire, jusqu’à la montagne que sa main droite avait conquise. Il avait chassé des nations devant eux, leur avait distribué le pays en héritage et avait fait habiter les tribus d’Israël dans les tentes de ces peuples.
Mais ils ont provoqué le Dieu très-haut et se sont révoltés contre lui, ils n’ont pas respecté ses instructions. Ils se sont éloignés et ont été infidèles comme leurs ancêtres, ils se sont retournés comme un arc trompeur. Ils l’ont irrité par leurs hauts lieux, ils ont excité sa jalousie par leurs idoles.
Dieu a entendu cela, et il a été irrité, il a durement rejeté Israël. Il a abandonné la demeure de Silo, la tente où il habitait parmi les hommes. Il a livré sa puissance à l’exil, et sa parure entre les mains de l’ennemi. Il a livré son peuple à l’épée, il s’est irrité contre son héritage: le feu a dévoré ses jeunes gens, et ses vierges n’ont plus été célébrées; ses prêtres sont tombés par l’épée, et ses veuves n’ont pas pleuré leurs morts.
Le Seigneur s’est éveillé comme un homme qui a dormi, comme un héros ragaillardi par le vin. Il a frappé ses adversaires et les a fait reculer, il les a couverts d’une honte éternelle. Il a rejeté la tente de Joseph, il n’a pas choisi la tribu d’Ephraïm, mais il a choisi la tribu de Juda, le mont Sion qu’il aimait.
Copyright 2007 Société Biblique de Genève