Isaiah 63–64
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Un jour de vengeance
Qui est celui-ci? Il arrive d’Edom, de Botsra, en habits rouges. Qui est celui-ci? Eclatant dans sa tenue, il s’avance avec toute sa force.
«C’est moi qui parle avec justice, qui ai le pouvoir de sauver.»
Pourquoi tes habits sont-ils rouges, tes vêtements pareils à ceux de l’homme qui écrase le raisin dans une cuve?
«J’ai été seul à travailler au pressoir, sans personne d’aucun peuple avec moi. Je les ai piétinés dans ma colère, je les ai écrasés dans ma fureur. Leur sang a jailli sur mes vêtements et j’ai sali tous mes habits. En effet, un jour de vengeance était sur mon cœur et l’année de mes rachetés était arrivée. J’ai regardé, mais il n’y avait personne pour m’aider. J’étais consterné, mais il n’y avait personne pour me soutenir. Alors mon bras m’a assuré le salut et ma fureur m’a servi de soutien. J’ai piétiné des peuples dans ma colère, je les ai rendus ivres dans ma fureur et j’ai fait couler leur sang par terre.»
Rappel du passé
Je rappellerai les bontés de l’Eternel, ses actes dignes de louange, tout ce qu’il a fait pour nous. Je dirai tous les bienfaits qu’il a accordés à la communauté d’Israël, conformément à ses compassions et à la richesse de ses bontés. Il avait dit: «Assurément, ils sont mon peuple, des enfants qui ne s’adonneront pas au mensonge», et il a été un sauveur pour eux. Dans toutes leurs détresses, il a souffert avec eux, et l’ange qui est devant lui les a sauvés. C’est lui-même qui les a rachetés, dans son amour et sa compassion, et constamment, par le passé, il les a soutenus et portés.
Cependant, ils se sont révoltés, ils ont attristé son Esprit saint, de sorte qu’il s’est transformé pour eux en ennemi, il a lui-même combattu contre eux. Alors son peuple s’est souvenu des jours passés, de l’époque de Moïse. «Où est-il, celui qui les a fait ressortir de la mer avec les bergers de son troupeau? Où est-il, celui qui mettait son Esprit saint au milieu d’eux? Où est-il, celui qui envoyait son bras splendide à la droite de Moïse, qui a fendu l’eau devant eux, se faisant ainsi une réputation éternelle? Où est-il, celui qui les a conduits dans les profondeurs de l’eau comme un cheval dans le désert, sans même qu’ils trébuchent? Comme à un troupeau qui gagne la vallée, l’Esprit de l’Eternel leur a accordé le repos.» Voilà comment tu conduisais ton peuple, te faisant ainsi une réputation splendide.
Prière du peuple
«Regarde du haut du ciel et constate la situation, du haut de ta sainte et splendide résidence: où sont passés ton zèle et ta puissance? Ta profonde tendresse et tes compassions envers moi ne se font plus sentir. C’est toi, cependant, qui es notre père. En effet, Abraham ne nous connaît pas et Israël ignore qui nous sommes; c’est toi, Eternel, qui es notre père, c’est toi qui, depuis toujours, t’appelles notre libérateur.
»Eternel, pourquoi nous fais-tu errer loin de tes voies, pourquoi endurcis-tu notre cœur pour qu’il ne te craigne pas? Reviens à cause de tes serviteurs, à cause des tribus qui t’appartiennent! Ton peuple saint n’a été que peu de temps en possession du pays, et nos adversaires ont piétiné ton sanctuaire. Nous sommes depuis longtemps comme un peuple sur lequel tu n’exerces pas ta souveraineté et qui n’est pas appelé de ton nom. Si seulement tu déchirais le ciel et descendais, les montagnes s’effondreraient devant toi!
»Tu serais pareil au feu qui allume des brindilles ou fait bouillir l’eau: tes adversaires connaîtraient ton nom et les nations trembleraient devant toi.
»Lorsque tu as fait des prodiges que nous n’attendions pas, tu es descendu et les montagnes se sont effondrées devant toi. Jamais on n’a appris ni entendu dire pareille chose, jamais aucun œil n’a vu un autre dieu que toi agir de cette manière pour ceux qui comptent sur lui. Tu vas à la rencontre de celui qui pratique avec joie la justice, de ceux qui se souviennent de toi en marchant dans tes voies. Cependant, tu as été irrité parce que nous avons péché. Pourtant, c’est en les suivant toujours que nous pouvons être sauvés.
»Nous sommes tous devenus comme des objets impurs et toute notre justice est pareille à un habit taché de sang, nous sommes tous aussi fanés qu’une feuille et nos fautes nous emportent comme le vent. Il n’y a personne qui fasse appel à ton nom, qui se réveille pour s’attacher à toi. C’est que tu t’es caché à nous et tu nous laisses nous liquéfier par l’intermédiaire de nos propres fautes.
»Cependant, Eternel, c’est toi qui es notre père. Nous sommes l’argile, tu es notre potier, nous sommes tous l’œuvre de tes mains. Ne t’irrite pas à l’excès, Eternel, et ne te souviens pas indéfiniment de notre faute! Regarde donc: nous sommes tous ton peuple.
»Pourtant, tes villes saintes se sont transformées en désert: Sion est un désert, Jérusalem un endroit dévasté. Notre saint et splendide temple, où nos ancêtres célébraient tes louanges, est devenu la proie des flammes, tout ce que nous avions de précieux est en ruine. Devant tout cela, Eternel, te retiendras-tu d’intervenir? Vas-tu garder le silence et nous humilier à l’excès?»
Copyright 2007 Société Biblique de Genève