Psalm 58–60
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Condamnation des juges injustes
Au chef de chœur, sur la mélodie de «Ne détruis pas». Hymne de David.
Est-ce donc en vous taisant que vous rendez la justice? Est-ce ainsi que vous jugez les hommes avec droiture? Vous commettez volontairement des crimes; dans tout le pays, vous propagez la violence de vos mains. Les méchants sont pervertis dès le ventre de leur mère, les menteurs s’égarent dès leur naissance. Ils ont un venin pareil à celui du serpent, ils sont sourds comme la vipère qui ferme son oreille pour ne pas entendre la voix des charmeurs, du plus habile des magiciens.
O Dieu, brise-leur les dents! Eternel, arrache les mâchoires de ces lions! Qu’ils disparaissent comme l’eau qui coule, qu’ils ne lancent que des flèches émoussées! Qu’ils soient pareils à la limace qui fond en avançant, qu’ils ne voient pas le soleil, comme l’enfant mort-né!
Avant que vos marmites ne puissent sentir le feu de broussailles, qu’elles soient vertes ou sèches, le tourbillon les emportera. Le juste sera dans la joie, car il verra la vengeance; il lavera ses pieds dans le sang des méchants, et les hommes diront: «Oui, il y a une récompense pour le juste. Oui, il y a un Dieu qui exerce la justice sur la terre.»
Prière pour le jugement des impies
Au chef de chœur, sur la mélodie de «Ne détruis pas». Hymne de David, lorsque Saül envoya cerner sa maison pour le faire mourir.
Mon Dieu, délivre-moi de mes ennemis, protège-moi contre mes adversaires! Délivre-moi de ceux qui commettent l’injustice et sauve-moi des hommes sanguinaires, car les voici aux aguets pour m’enlever la vie. Des hommes puissants complotent contre moi sans que je sois coupable, sans que j’aie péché, Eternel! Malgré mon innocence ils accourent, prêts à m’attaquer. Réveille-toi, viens vers moi et regarde! Toi, Eternel, Dieu de l’univers, Dieu d’Israël, lève-toi pour corriger toutes les nations, ne fais grâce à aucun de ces traîtres impies!
Ils reviennent chaque soir, ils hurlent comme des chiens, ils font le tour de la ville. De leur bouche ils font jaillir l’injure, leurs paroles sont des épées. Ils disent: «Qui est-ce qui entend?» Mais toi, Eternel, tu te ris d’eux, tu te moques de toutes les nations. Toi qui es ma force, c’est en toi que j’espère, car Dieu est ma forteresse. Mon Dieu m’accueille dans sa bonté, Dieu me fait contempler mes adversaires. Ne les tue pas, sinon mon peuple les oublierait; fais-les trembler par ta puissance et jette-les à bas, Seigneur, notre bouclier! Leur bouche pèche à chaque parole de leurs lèvres: qu’ils soient pris dans leur propre orgueil! Ils ne profèrent que malédictions et mensonges: détruis-les, dans ta fureur, détruis-les, et qu’ils n’existent plus! Qu’on sache que Dieu règne sur Jacob jusqu’aux extrémités de la terre!
Ils reviennent chaque soir, ils hurlent comme des chiens, ils font le tour de la ville. Ils errent çà et là, cherchant leur nourriture, et ils passent la nuit sans être rassasiés. Quant à moi, je chanterai ta force, dès le matin je célébrerai ta bonté, car tu es pour moi une forteresse, un refuge quand je suis dans la détresse. Toi qui es ma force, c’est pour toi que je veux chanter, car Dieu, mon Dieu si bon, est ma forteresse.
Prière après la défaite
Au chef de chœur, sur la mélodie «Le lis du témoignage». Hymne de David pour enseigner, lorsqu’il fit la guerre aux Syriens de Mésopotamie et de Tsoba et que Joab, à son retour, battit 12’000 Edomites dans la vallée du sel.
O Dieu, tu nous as repoussés, dispersés, tu t’es irrité: relève-nous! Tu as ébranlé la terre, tu l’as fendue: répare ses brèches, car elle est vacillante! Tu as fait voir de dures épreuves à ton peuple, tu nous as fait boire un vin qui nous a étourdis. Tu as donné à ceux qui te craignent le signal de la fuite devant les archers.
Afin que tes bien-aimés soient délivrés, sauve-nous par ta main droite et exauce-nous!
Dieu a dit dans sa sainteté: «Je triompherai, je partagerai Sichem, je mesurerai la vallée de Succoth. Galaad est à moi, Manassé est à moi, Ephraïm est le casque de ma tête, et Juda mon sceptre. Moab est le bassin où je me lave, je jette ma sandale sur Edom. Pays des Philistins, pousse des cris contre moi!»
Qui me mènera dans la ville fortifiée? Qui me conduira jusqu’en Edom? N’est-ce pas toi, ô Dieu, qui nous avais repoussés et qui ne sortais plus, ô Dieu, avec nos armées? Viens nous aider contre notre adversaire!
Le secours de l’homme n’est qu’illusion. Avec Dieu, nous ferons des exploits: c’est lui qui écrasera nos adversaires.
Copyright 2007 Société Biblique de Genève