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Hebrews 7–10

La Bible Segond 21Other versions

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Supériorité de Melchisédek sur les Lévites

Ce Melchisédek était roi de Salem et prêtre du Dieu très-haut. Il est allé à la rencontre d’Abraham alors que celui-ci revenait de la défaite infligée aux rois; il l’a béni et Abraham lui a donné la dîme de tout. D’après la signification de son nom, Melchisédek est d’abord roi de justice; ensuite il est roi de Salem, c’est-à-dire roi de paix. On ne lui connaît ni père ni mère, ni généalogie, ni commencement de jours ni fin de vie, mais, rendu semblable au Fils de Dieu, il reste prêtre pour toujours.

Remarquez quelle est la grandeur de ce personnage, puisque le patriarche Abraham lui a donné [même] le dixième de son butin. D’après la loi, ceux des descendants de Lévi qui remplissent la fonction de prêtre ont l’ordre de prélever la dîme sur le peuple, c’est-à-dire sur leurs frères, qui sont pourtant issus d’Abraham. Mais Melchisédek, bien que ne figurant pas dans leur généalogie, a prélevé la dîme sur Abraham, et il a béni celui qui avait les promesses. Or, indiscutablement, c’est l’inférieur qui est béni par le supérieur. De plus, dans le cas des descendants de Lévi, ceux qui perçoivent la dîme sont des hommes mortels, tandis que dans le cas de Melchisédek, c’est quelqu’un dont on atteste qu’il est vivant. En outre Lévi, qui perçoit la dîme, l’a pour ainsi dire aussi payée par l’intermédiaire d’Abraham. Il était en effet encore dans les reins de son ancêtre lorsque Melchisédek est allé à la rencontre d’Abraham.

Si donc la perfection avait été possible à travers le ministère des prêtres lévitiques – car c’est bien sur lui que repose la loi donnée au peuple – était-il encore nécessaire que surgisse un autre prêtre, établi à la manière de Melchisédek, et qu’il soit présenté comme n’étant pas établi à la manière d’Aaron? Puisque le ministère de prêtre a été changé, il y a nécessairement aussi un changement de loi. En effet, celui que visent les passages cités appartient à une autre tribu, dont aucun membre n’a fait le service de l’autel. De fait, il est parfaitement clair que notre Seigneur est issu de Juda, tribu dont Moïse n’a absolument pas parlé concernant la fonction de prêtre. C’est plus évident encore quand cet autre prêtre qui surgit est semblable à Melchisédek, établi non d’après un principe de filiation prescrit par la loi, mais d’après la puissance d’une vie impérissable. De fait, ce témoignage lui est rendu: Tu es prêtre pour toujours à la manière de Melchisédek. Il y a ainsi abolition de la règle précédente à cause de son impuissance et de son inutilité, puisque la loi n’a rien amené à la perfection. Mais par ailleurs, il y a l’introduction d’une meilleure espérance, par laquelle nous nous approchons de Dieu.

Cela ne s’est pas fait sans prestation de serment. En effet, si les Lévites sont devenus prêtres sans qu’un serment soit prêté, Jésus l’est devenu à travers le serment prêté par Dieu qui lui a dit: Le Seigneur l’a juré, et il ne se rétractera pas: ‘Tu es prêtre pour toujours [à la manière de Melchisédek].’ C’est pour cela que Jésus est le garant d’une bien meilleure alliance.

De plus, il y a eu des prêtres lévitiques en assez grand nombre, parce que la mort les empêchait de rester en fonction; mais lui, parce qu’il demeure éternellement, possède la fonction de prêtre qui ne se transmet pas. Par conséquent, il peut aussi sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu à travers lui, puisqu’il est toujours vivant pour intercéder en leur faveur.

C’est bien un tel grand-prêtre qu’il nous fallait: saint, irréprochable, sans souillure, séparé des pécheurs et plus élevé que le ciel. Il n’a pas besoin comme les autres grands-prêtres d’offrir chaque jour des sacrifices, d’abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple, car il a accompli ce service une fois pour toutes en s’offrant lui-même en sacrifice. En effet, la loi établit comme grands-prêtres des hommes sujets à la faiblesse, tandis que la parole du serment prononcé après l’instauration de la loi établit le Fils, qui est parfait pour l’éternité.

Imperfection de l’ancienne alliance

Le point capital de ce qui vient d’être dit, c’est que nous avons bien un tel grand-prêtre, qui s’est assis à la droite du trône de la majesté divine dans le ciel et accomplit son service dans le sanctuaire, dans le véritable tabernacle, celui qui a été dressé par le Seigneur et non par un être humain.

Tout grand-prêtre est établi pour présenter des offrandes et des sacrifices; il est donc nécessaire que Jésus lui aussi ait quelque chose à présenter. Certes, s’il était sur la terre, il ne serait même pas prêtre, car là se trouvent les prêtres qui présentent les offrandes conformément à la loi. Or, ils célèbrent un culte qui n’est que la copie et l’ombre des réalités célestes. Moïse en avait été averti alors qu’il allait construire le tabernacle: Regarde, lui dit en effet le Seigneur, et fais tout d’après le modèle qui t’a été montré sur la montagne. Mais en réalité, Jésus possède un service bien supérieur, et ce d’autant plus qu’il est le médiateur d’une meilleure alliance, fondée sur de meilleures promesses.

En effet, si la première alliance avait été irréprochable, il n’aurait pas été question de la remplacer par une seconde. De fait, c’est bien comme un reproche que le Seigneur dit à son peuple: Voici que les jours viennent, dit le Seigneur, où je conclurai avec la communauté d’Israël et la communauté de Juda une alliance nouvelle. Elle ne sera pas comme l’alliance que j’ai conclue avec leurs ancêtres le jour où je les ai pris par la main pour les faire sortir d’Egypte. Comme ils n’ont pas persévéré dans mon alliance, moi non plus je ne me suis pas soucié d’eux, dit le Seigneur. Mais voici l’alliance que je ferai avec la communauté d’Israël après ces jours-là, dit le Seigneur: je mettrai mes lois dans leur esprit, je les écrirai dans leur cœur, je serai leur Dieu et ils seront mon peuple. Personne n’enseignera plus son concitoyen ni son frère en disant: ‘Tu dois connaître le Seigneur!’ car tous me connaîtront, depuis le plus petit jusqu’au plus grand d’entre eux. En effet, je pardonnerai leurs injustices et je ne me souviendrai plus de leurs péchés [ni de leurs fautes]. En parlant d’une alliance nouvelle, le Seigneur a déclaré ancienne la première. Or ce qui est ancien, ce qui a vieilli, est près de disparaître.

Le sanctuaire de la nouvelle alliance

La première alliance avait donc des règles relatives au culte et un sanctuaire terrestre. En effet, un tabernacle avait été édifié. La première partie de cette tente, appelée le lieu saint, abritait le chandelier, la table et les pains consacrés. Derrière le second voile se trouvait la partie du tabernacle appelée le lieu très saint; elle abritait l’encensoir en or pour les parfums ainsi que l’arche de l’alliance, entièrement recouverte d’or. Ce coffre contenait un vase d’or rempli de manne, le bâton d’Aaron qui avait fleuri et les tables de l’alliance. Au-dessus de l’arche se trouvaient les glorieux chérubins qui couvraient le propitiatoire de leur ombre. Ce n’est pas le moment de parler en détail là-dessus. L’ensemble étant ainsi disposé, les prêtres qui font le service entrent en tout temps dans la première partie du tabernacle. Mais dans la seconde, seul le grand-prêtre entre, et ce une fois par an, non sans y apporter du sang qu’il offre pour lui-même et pour les péchés du peuple.

Le Saint-Esprit montrait par là que le chemin du lieu très saint n’était pas révélé tant que le premier tabernacle était dressé. C’est une illustration pour le temps présent; elle signifie que les dons et les sacrifices présentés ne peuvent pas rendre parfait, sur le plan de la conscience, celui qui prend part à ce culte. Avec les aliments, les boissons, les diverses ablutions et les règles relatives au corps, c’étaient des prescriptions imposées seulement jusqu’à une époque de réforme.

Quant à Christ, il est venu comme grand-prêtre des biens à venir. Il a traversé le tabernacle plus grand et plus parfait qui n’est pas construit par la main de l’homme – c’est-à-dire qui n’appartient pas à cette création – et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non pas avec le sang de boucs et de jeunes taureaux, mais avec son propre sang. Il nous a ainsi obtenu un rachat éternel. En effet, le sang des boucs et des taureaux ainsi que la cendre d’une vache, dont on asperge ceux qui sont souillés, les rendent saints en leur procurant une pureté rituelle. Si tel est le cas, le sang de Christ, qui s’est offert lui-même à Dieu par l’Esprit éternel comme une victime sans défaut, purifiera d’autant plus votre conscience des œuvres mortes afin que vous serviez le Dieu vivant!

Voici pourquoi il est le médiateur d’une alliance nouvelle: sa mort est intervenue pour le rachat des transgressions commises sous la première alliance afin que ceux qui ont été appelés reçoivent l’héritage éternel promis. En effet, là où il y a un testament, il est nécessaire que la mort du testateur soit constatée. Un testament n’entre en vigueur qu’en cas de décès, puisqu’il n’a aucun effet tant que le testateur vit. C’est pourquoi, même la première alliance a été inaugurée avec du sang. Après avoir prononcé devant le peuple entier tous les commandements conformément à la loi, Moïse a pris le sang des jeunes taureaux et des boucs ainsi que de l’eau, de la laine écarlate et de l’hysope, et il a aspergé le livre lui-même et tout le peuple en disant: Voici le sang de l’alliance que Dieu a prescrite pour vous. Il a aussi aspergé avec le sang le tabernacle et tous les ustensiles du culte. Or, d’après la loi, presque tout est purifié avec du sang et, s’il n’y a pas de sang versé, il n’y a pas de pardon.

S’il était nécessaire de purifier de cette manière ce qui n’était que l’image des réalités célestes, il fallait que les réalités célestes elles-mêmes soient purifiées par des sacrifices meilleurs encore que ceux-là. En effet, Christ n’est pas entré dans un sanctuaire fait par la main de l’homme, dans une simple copie du véritable, mais il…

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