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Acts 22:22–23:10

La Bible Segond 21Other versions

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La foule l’avait écouté jusqu’à ces mots, mais ils se mirent alors à crier: «Fais disparaître de la terre un pareil homme! Il n’est pas digne de vivre.» Ils poussaient des cris, jetaient leurs vêtements et lançaient de la poussière en l’air.

Le commandant ordonna de faire entrer Paul dans la forteresse et de procéder à son interrogatoire par le fouet afin de savoir pour quel motif ils criaient ainsi contre lui. Alors qu’ils l’attachaient avec des courroies, Paul dit à l’officier qui était présent: «Avez-vous le droit de fouetter un citoyen romain qui n’est pas même condamné?» A ces mots, l’officier alla avertir le commandant en disant: «Attention à ce que tu vas faire, car cet homme est romain.» S’approchant de Paul, le commandant lui demanda: «Dis-moi, es-tu romain?» «Oui», répondit-il. Le commandant reprit: «C’est avec beaucoup d’argent que j’ai acquis ce droit de citoyen.» «Quant à moi, dit Paul, je l’ai de naissance.» Aussitôt ceux qui devaient procéder à l’interrogatoire se retirèrent, et le commandant eut peur en prenant conscience que Paul était romain et qu’il l’avait fait enchaîner.

Le lendemain, le commandant voulut savoir avec certitude de quoi les Juifs l’accusaient. Il le fit détacher et donna l’ordre aux chefs des prêtres et à tout le sanhédrin de se réunir; puis il fit venir Paul et le plaça au milieu d’eux.

Les regards fixés sur le sanhédrin, Paul dit: «Mes frères, c’est en toute bonne conscience que je me suis conduit devant Dieu jusqu’à aujourd’hui.» Le grand-prêtre Ananias ordonna à ceux qui étaient près de lui de le frapper sur la bouche. Alors Paul lui dit: «C’est toi que Dieu va frapper, muraille blanchie! Tu sièges pour me juger conformément à la loi et tu violes la loi en ordonnant qu’on me frappe!» Ceux qui étaient près de lui dirent: «Tu insultes le grand-prêtre de Dieu!» Paul répondit: «Frères, je ne savais pas que c’était le grand-prêtre. En effet, il est écrit: Tu ne parleras pas mal du chef de ton peuple.»

Sachant qu’une partie de l’assemblée était composée de sadducéens et l’autre de pharisiens, Paul s’écria dans le sanhédrin: «Mes frères, je suis pharisien, fils de pharisien. C’est à cause de l’espérance de la résurrection des morts que je suis mis en jugement.» Quand il eut dit cela, un débat surgit entre les pharisiens et les sadducéens, et l’assemblée se divisa. En effet, les sadducéens disent qu’il n’y a ni résurrection, ni ange, ni esprit, tandis que les pharisiens affirment le contraire. Il y eut une grande clameur et les spécialistes de la loi membres du parti des pharisiens se levèrent. Ils s’engagèrent avec force dans le débat en disant: «Nous ne trouvons rien de mal chez cet homme. Et si un esprit ou un ange lui avait parlé? [Ne combattons pas contre Dieu.]» Comme le débat devenait vif, le commandant eut peur que Paul ne soit mis en pièces par ces hommes, et il ordonna aux soldats de descendre pour l’enlever du milieu d’eux et le conduire à la forteresse.

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