Song of Solomon 6–8
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Où est allé ton bien-aimé, toi la plus belle des femmes? De quel côté ton bien-aimé s’est-il dirigé? Nous le chercherons avec toi.
Mon bien-aimé est descendu à son jardin, au parterre d’aromates, pour prendre soin de son troupeau dans les jardins et pour cueillir des lis.
Je suis à mon bien-aimé, et mon bien-aimé est à moi. Il a conduit son troupeau parmi les lis.
Tu es aussi belle que Thirtsa, mon amie, aussi charmante que Jérusalem, aussi majestueuse que des troupes sous leurs étendards. Détourne ton regard de moi, car il me trouble!
Tes cheveux sont pareils à un troupeau de chèvres bondissant sur les montagnes de Galaad. Tes dents sont comme un troupeau de brebis qui remontent du lavoir: chacune a sa jumelle, aucune d’elles n’est seule. Ta joue est comme une moitié de grenade derrière ton voile.
Il peut y avoir 60 reines, 80 concubines et des jeunes filles en quantité incalculable, ma colombe, ma parfaite, est unique. Elle est unique pour sa mère, elle est la préférée de celle qui lui a donné le jour.
Les filles la voient et la disent heureuse, les reines et les concubines aussi, et elles font son éloge.
Qui est celle qui apparaît, pareille à l’aurore, aussi belle que la lune, aussi pure que le soleil, aussi majestueuse que des troupes sous leurs étendards?
Je suis descendu au jardin des noyers pour voir la verdure au fond du vallon, pour voir si la vigne pousse, si les grenadiers fleurissent. J’ignore comment, mais mon désir m’a poussé vers les chars de mon noble peuple.
Reviens, reviens, Sulamite! Reviens, reviens afin que nous puissions te regarder! Qu’avez-vous à regarder la Sulamite comme la danse de deux camps?
Que tes pieds sont beaux dans tes sandales, fille de prince! Les contours de tes hanches sont comme des ornements, œuvre des mains d’un artiste. Ton bassin est une coupe arrondie où le vin parfumé ne manque pas. Ton ventre est un tas de blé entouré de lis. Tes deux seins sont comme deux faons, comme les jumeaux d’une gazelle. Ton cou est comme une tour d’ivoire. Tes yeux sont comme les étangs de Hesbon, près de la porte de Bath-Rabbim. Ton nez est comme la tour du Liban qui monte la garde face à Damas. Ta tête se dresse aussi fièrement que le Carmel et les cheveux de ta tête sont comme la pourpre. Un roi est prisonnier de boucles!
Que tu es belle, que tu es agréable, mon amour, au milieu des délices! Ta taille ressemble au palmier, et tes seins à des grappes. Je me dis: «Je veux monter sur le palmier pour attraper ses grappes!» Que tes seins soient comme les grappes de la vigne, le parfum de ton souffle comme celui des pommes et ton palais comme un vin excellent!
Il coule aisément pour mon bien-aimé et glisse sur les lèvres de ceux qui s’endorment! Je suis à mon bien-aimé et son désir se porte vers moi.
Viens, mon bien-aimé, sortons dans la campagne pour passer la nuit au village! Dès le matin nous irons aux vignes pour voir si la vigne pousse, si la fleur s’ouvre, si les grenadiers fleurissent. Là je te donnerai mon amour.
Les mandragores diffusent leur parfum, à nos portes se trouvent tous les meilleurs fruits, nouveaux et anciens. Mon bien-aimé, je les ai gardés pour toi.
Si seulement tu étais comme mon frère, si seulement tu avais été allaité par ma mère! Je te rencontrerais dehors, je t’embrasserais et l’on ne me mépriserait même pas. Je te conduirais, je t’amènerais chez ma mère, tu m’instruirais et je te ferais boire du vin parfumé, du jus de mes grenades.
Que sa main gauche soutienne ma tête et que de sa main droite il m’enlace!
Je vous en supplie, filles de Jérusalem, ne réveillez pas, ne réveillez pas l’amour avant qu’elle ne le veuille!
Qui est celle qui monte du désert, appuyée sur son bien-aimé?
Je t’ai réveillé sous le pommier. C’est là que ta mère est tombée enceinte de toi, c’est là qu’elle est tombée enceinte et t’a donné le jour.
Fais de moi comme une empreinte sur ton cœur, comme une empreinte sur ton bras, car l’amour est aussi fort que la mort, la passion est aussi inflexible que le séjour des morts. Ses ardeurs sont des ardeurs de feu, une flamme de l’Eternel.
Les grandes eaux ne pourront pas éteindre l’amour, ni les fleuves le submerger. Même si un homme offrait tous les biens de sa maison contre l’amour, il ne s’attirerait que le mépris.
Nous avons une petite sœur qui n’a pas encore de poitrine. Que ferons-nous de notre sœur, le jour où on la réclamera? Si elle est un rempart, nous construirons sur elle des créneaux en argent; si elle est une porte, nous la fermerons avec une planche de cèdre.
Je suis un rempart et mes seins sont comme des tours. A ses yeux, j’ai été pareille à celle qui trouve la paix.
Salomon avait une vigne à Baal-Hamon. Il a confié la vigne à des gardiens: chacun apportait 1000 pièces d’argent pour récolter son fruit. Ma vigne à moi, je la garde. A toi, Salomon, les 1000 pièces, et 200 à ceux qui gardent son fruit!
Habitante des jardins, des compagnons prêtent attention à ta voix. Fais-la-moi entendre!
Prends la fuite, mon bien-aimé! Montre-toi pareil à la gazelle ou au jeune cerf sur les montagnes aux aromates!
Copyright 2007 Société Biblique de Genève