1 Corinthians 9–10
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Exemple de Paul
Ne suis-je pas libre? Ne suis-je pas apôtre? N’ai-je pas vu Jésus[-Christ] notre Seigneur? N’êtes-vous pas mon œuvre dans le Seigneur? Si pour d’autres je ne suis pas apôtre, je le suis au moins pour vous, car vous êtes l’empreinte qui authentifie mon service en tant qu’apôtre dans le Seigneur. C’est là ma défense contre ceux qui m’accusent.
N’avons-nous pas le droit de manger et de boire? N’avons-nous pas le droit d’emmener avec nous une sœur qui soit notre femme, comme le font les autres apôtres, les frères du Seigneur et Céphas? Ou bien sommes-nous les seuls, Barnabas et moi, à ne pas avoir le droit de ne pas travailler? Qui donc sert dans une armée à ses propres frais? Qui plante une vigne et n’en mange pas le fruit? Qui prend soin d’un troupeau et ne se nourrit pas du lait du troupeau?
Est-ce purement d’un point de vue humain que je dis cela? La loi ne le dit-elle pas aussi? En effet, il est écrit dans la loi de Moïse: Tu ne mettras pas de muselière au bœuf quand il foule le grain. Dieu s’inquiète-t-il des bœufs ou bien est-ce principalement à cause de nous qu’il parle? Oui, c’est à cause de nous que cela a été écrit, car celui qui laboure doit labourer avec espérance, et celui qui bat le blé doit le faire avec l’espoir de recevoir sa part. Si nous avons semé pour vous les biens spirituels, est-ce trop si nous récoltons une part de vos biens matériels? Si d’autres exercent ce droit sur vous, n’est-ce pas plutôt à nous d’en jouir? Mais nous n’avons pas recouru à ce droit; au contraire, nous supportons tout afin de ne pas créer d’obstacle à l’Evangile de Christ.
Ne savez-vous pas que ceux qui assurent le service du culte sont nourris par le temple, que ceux qui servent à l’autel reçoivent une part de ce qui est offert sur l’autel? De même aussi, le Seigneur a prescrit à ceux qui annoncent l’Evangile de vivre de l’Evangile.
Quant à moi, je n’ai eu recours à aucun de ces droits, et je n’écris pas cela pour qu’ils me soient accordés, car j’aimerais mieux mourir plutôt que de me laisser enlever ce sujet de fierté. Si j’annonce l’Evangile, il n’y a pour moi aucun sujet de fierté, car c’est une nécessité qui m’est imposée, et malheur à moi si je n’annonce pas l’Evangile! Si je le fais de bon cœur, j’en ai la récompense; mais si je le fais malgré moi, c’est une charge qui m’est confiée. Quelle est donc ma récompense? C’est d’offrir gratuitement l’Evangile [de Christ] que j’annonce, sans faire usage de mon droit de prédicateur de l’Evangile.
En effet, bien que libre vis-à-vis de tous, je me suis fait l’esclave de tous afin de gagner le plus grand nombre. Avec les Juifs, j’ai été comme un Juif afin de gagner les Juifs; avec ceux qui sont sous la loi de Moïse, comme si j’étais sous la loi [– bien que n’étant pas moi-même sous la loi –] afin de gagner ceux qui sont sous la loi; avec ceux qui sont sans la loi, comme si j’étais sans la loi – bien que je ne sois pas sans la loi de Dieu, puisque je me conforme à la loi de Christ – afin de gagner ceux qui sont sans la loi. J’ai été [comme] faible avec les faibles afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous afin d’en sauver de toute manière quelques-uns, et je fais cela à cause de l’Evangile afin d’avoir part à ses bénédictions.
Ne savez-vous pas que les concurrents dans le stade courent tous, mais qu’un seul remporte le prix? Courez de manière à le remporter. Tous les athlètes s’imposent toutes sortes de privations, et ils le font pour obtenir une couronne qui va se détruire; mais nous, c’est pour une couronne indestructible. Moi donc, je cours, mais pas comme à l’aventure; je boxe, mais non pour battre l’air. Au contraire, je traite durement mon corps et je le discipline, de peur d’être moi-même disqualifié après avoir prêché aux autres.
Exemple d’Israël dans le désert
Frères et sœurs, je ne veux pas vous laisser ignorer que nos ancêtres ont tous été sous la nuée et qu’ils ont tous passé à travers la mer; ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer, ils ont tous mangé la même nourriture spirituelle et ils ont tous bu la même boisson spirituelle. En effet, ils buvaient à un rocher spirituel qui les accompagnait, et ce rocher était Christ. Mais la plupart d’entre eux n’ont pas été approuvés par Dieu, puisqu’ils sont morts dans le désert.
Or ces faits sont arrivés pour nous servir d’exemples, afin que nous n’ayons pas de mauvais désirs comme eux en ont eu. Ne devenez pas idolâtres comme certains d’entre eux. En effet, il est écrit: Le peuple s’assit pour manger et pour boire; puis ils se levèrent pour s’amuser. Ne nous livrons pas non plus à l’immoralité sexuelle comme certains d’entre eux l’ont fait, de sorte que 23’000 sont tombés en un seul jour. Ne provoquons pas Christ comme certains d’entre eux l’ont fait, si bien qu’ils sont morts, victimes des serpents. Ne murmurez pas comme certains d’entre eux l’ont fait, de sorte qu’ils sont morts sous les coups du destructeur. Tous ces faits leur sont arrivés pour servir d’exemples, et ils ont été écrits pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des temps. Ainsi donc, que celui qui croit être debout fasse attention à ne pas tomber!
Conclusion: agir pour la gloire de Dieu
Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine. Dieu est fidèle, et il ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter.
C’est pourquoi, mes bien-aimés, fuyez l’idolâtrie. Je vous parle comme à des personnes intelligentes; jugez vous-mêmes de ce que je dis. La coupe de bénédiction que nous bénissons n’est-elle pas la communion au sang de Christ? Le pain que nous rompons n’est-il pas la communion au corps de Christ? Puisqu’il y a un seul pain, nous qui sommes nombreux, nous formons un seul corps, car nous participons tous à un même pain. Voyez les Israélites: ceux qui mangent les animaux offerts en sacrifice ne sont-ils pas en communion avec l’autel? Que veux-je donc dire? Que la viande sacrifiée aux idoles aurait de l’importance, ou qu’une idole serait quelque chose? Pas du tout. Mais ce que les non-Juifs sacrifient, ils le sacrifient à des démons, et non à Dieu; or, je ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons. Vous ne pouvez pas boire à la coupe du Seigneur et à la coupe des démons; vous ne pouvez pas participer à la table du Seigneur et à la table des démons. Ou bien voulons-nous provoquer la jalousie du Seigneur? Sommes-nous plus forts que lui?
Tout [m’]est permis, mais tout n’est pas utile; tout [m’]est permis, mais tout n’édifie pas. Que personne ne cherche son propre intérêt, mais plutôt celui de l’autre. Mangez de tout ce qui se vend au marché sans vous poser de question par motif de conscience, car la terre avec tout ce qu’elle contient appartient au Seigneur. Si un non-croyant vous invite et que vous acceptiez d’y aller, mangez de tout ce qu’on vous présentera sans vous poser de question par motif de conscience. Mais si quelqu’un vous dit: «C’est de la viande offerte aux idoles», n’en mangez pas à cause de celui qui vous a informés et par motif de conscience. Je parle ici non de votre conscience, mais de celle de l’autre personne. Pourquoi, en effet, ma liberté serait-elle jugée par une conscience étrangère? Si moi, je mange avec reconnaissance, pourquoi devrais-je être blâmé à propos d’un aliment pour lequel je remercie Dieu?
Ainsi donc, que vous mangiez, que vous buviez ou quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu. Ne soyez une cause de faux pas ni pour les non-Juifs, ni pour les Juifs, ni pour l’Eglise de Dieu. Faites comme moi: je m’efforce en tout de plaire à tous, recherchant non mon avantage mais celui du plus grand nombre afin qu’ils soient sauvés.
Copyright 2007 Société Biblique de Genève