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Prêtres. Ce fut, pendant la période patriarcale et jusqu’à Jéthro, le père de famille qui fut prêtre et sacrificateur dans sa maison ; Caïn et Abel les premiers, puis, Noé. Abraham, Melchisédec, Abimélec, Laban, Isaac, Jacob, Jéthro, Moïse même nous apparaissent les uns après les autres dans l’histoire, tour à tour princes et sacrificateurs. Mais après que les descendants d’Abraham eurent pris la consistance d’un peuple, une tribu d’entre les douze fut choisie de Dieu et mise à part pour le service du sanctuaire, et dans cette tribu, qui se composait de trois familles principales, une caste sacerdotale fut choisie d’entre les Kéhathites : tous les autres enfants de la tribu furent destinés d’une manière générale au service du tabernacle comme aides, serviteurs, frères laïques (voir Lévi). Les Kéhathites, et parmi eux la famille d’Aaron seulement (Nb 4.2 ; Ex 28.1), furent appelés à fournir des sacrificateurs à la nation, et la peine de mort fut prononcée contre tous ceux qui appartenant à une autre famille, tenteraient de remplir les fonctions sacerdotales (Nb 3.6, 38 ; 16.40). Hozias, roi de Juda, qui voulut offrir l’encens à l’Éternel, fut frappé de la lèpre, mis hors de son palais et exclu des affaires publiques jusqu’à sa mort (2Ch 26.19).
On voit cependant que dans certaines occasions, mais seulement en rase campagne et toujours hors du temple, des hommes non prêtres, des juges et des rois d’Israël, surtout avant que le tabernacle ait été fixé dans Jérusalem, ont offert des sacrifices à l’Éternel (1S 7.9 ; 9.13 ; 16.5 ; 2S 6.13 ; 24.24 ; 1R 18.33 ; 2Ch 1.5) ou porté l’éphod, consulté le Seigneur et béni le peuple (2S 6.14, 18 ; 1S 23.9 ; 30.7 ; 1R 8.55-56). Les interprétations données pour expliquer ces faits autrement que d’une part active, mais partielle et momentanée, prise par ces personnages au sacerdoce public, sont forcées et presque toutes inadmissibles, tandis qu’il est assez naturel de croire qu’en faveur de quelques élus, tels qu’Élie et David, Dieu ait autorisé des cérémonies qui étaient peut-être calculées pour préparer les Juifs à l’idée du sacerdoce universel.
L’Écriture ne fixe pas l’année en laquelle les prêtres pouvaient entrer en fonctions ; d’après les Guémaristes, ce n’était qu’après l’âge de vingt ans, mais comme plus tard on voit l’exemple d’un jeune homme déjà souverain sacrificateur (Josèphe, Antiquités juives 12, 3, 3), il est évident qu’avec les simples prêtres on avait fini par devenir moins sévère encore. Ils étaient tenus de prouver leur filiation directe de la famille sacerdotale, et ils attachaient à cause de cela une grande importance à leurs registres généalogiques (Esd 2.62 ; Né 7.64). La première consécration des prêtres fut faite par Moïse en la personne d’Aaron et de ses fils (Ex 29 ; Lv 8) ; on ignore si une cérémonie semblable se renouvelait à l’entrée en fonctions de chaque prêtre, ou si elle fut faite une fois pour toutes, les prêtres n’ayant plus qu’à faire constater leurs droits et leur aptitude, ou si enfin ils étaient tenus à l’offrande du gâteau (Lv 6.12, 14), mais à cela seulement. Quant au souverain sacrificateur dont la consécration était plus solennelle que celle des simples prêtres, on doute qu’elle ait été renouvelée à chaque élection nouvelle, telle qu’elle avait eu lieu en la personne d’Aaron, et l’on croit que l’on se contentait de revêtir le nouveau sacrificateur des habits de son prédécesseur, comme cela se fit à la mort d’Aaron (Nb 20.25-26 ; 1Ma 10.21).
Les prêtres portaient pendant qu’ils officiaient, et peut-être toutes les fois qu’ils étaient dans le temple, des vêtements de fin lin, décrits d’une manière générale (Ex 28 ; Lv 6.10). Josèphe donne quelques détails sur les diverses pièces de cet habillement (Josèphe, Antiquités juives 3, 7, 1. 2. 3) ; sur les caleçons, espèce de large pantalon comme en portent généralement les Orientaux ; sur la tunique, qui était sans couture ; sur la ceinture, de diverses couleurs, tissue fort lâche, large de trois doigts, creuse comme la peau d’un serpent ; sur le bonnet ou turban, composé de plusieurs tours d’une bande de lin repliée et cousue, avec une toile qui enveloppe le tout et descend jusque sur le front pour cacher la difformité des coutures. Les rabbins et saint Jérôme varient sur quelques détails peu importants.
Le souverain sacrificateur se distinguait des autres prêtres par plus de richesse dans ses vêtements, et par quelques pièces accessoires. Le rochet était une robe qui tenait depuis le cou jusqu’aux genoux tout autour du corps, elle était composée de filets très déliés, de couleur hyacinthe ; au bas étaient des figures de grenades, de lin retors et de pourpre, entre lesquelles pendaient de petites clochettes d’or afin qu’on en entendît le son lorsque le sacrificateur entrait dans le sanctuaire ou en sortait ; ce qui signifie que le chrétien, en marchant dans ce monde, doit porter des fruits et faire entendre le bruit de l’Évangile, joindre la pratique à l’enseignement. Les fruits marquaient aussi tout ce qu’il y a de doux et de rafraîchissant dans les paroles de la vie éternelle ; les clochettes d’or, le son de la prédication de l’Évangile qui doit se faire entendre en temps et hors de temps.
— Nous avons parlé de l’éphod en sa place. — Le pectoral de jugement était un drap doublé, de même matière et de même travail que l’éphod. Il était carré, de la grandeur d’une palme (9 centimètres) de chaque côté, ayant à ses coins quatre anneaux d’or, attachés en haut par deux chaînes d’or et en bas par deux bandes de pourpre qui tenaient le pectoral lié de tous les côtés. Sur ce pectoral étaient quatre rangs de pierres précieuses, et à chaque rang trois sortes de pierres sur chacune desquelles était gravé le nom d’une et le Thummim (voir Thummim). — La tiare ou mitre du souverain sacrificateur était non seulement plus riche et plus façonnée que le bonnet des simples prêtres, mais elle portait encore une forme de couronne à l’entour, et sur une bande d’hyacinthe une bande d’or qui ceignait le front, avec ces mots gravés : La sainteté à l’Éternel ! symbole de la sainteté que nous devons toujours poursuivre, et que nous ne pouvons trouver que dans la justice de Jésus-Christ. — Il ne paraît pas que les prêtres portaient de souliers ; il n’en est fait mention nulle part, et l’on croyait en général qu’on ne pouvait fouler que pieds nus une terre sacrée (Ex 3.5 ; Jos 5.15) ; les rabbins, d’ailleurs, affirment positivement que les prêtres officiaient sans chaussures et ils trouvent dans ce fait une des causes principales des maladies d’entrailles auxquelles les prêtres étaient sujets. On sait que chez les Égyptiens, les prêtres ne pouvaient non plus célébrer leurs mystères que nu-pieds.
Quant à leurs fonctions, les prêtres étaient appelés à instruire le peuple dans la loi de Dieu (Lv 10.11 ; Dt 33.10 ; Ez 3.17) ; à le bénir selon l’ordre du Seigneur (Nb 6.23 ; Dt 21.5) ; à distinguer suivant l’ordonnance lévitique ce qui est pur, et ce qui est impur (Lv 10.10 ; Dt 17.18), les différentes sortes de lèpres, les causes de divorces, les souillures légales et cérémonielles ; ils administraient les eaux de jalousie à la demande d’un mari soupçonneux (Lv 13.1-14: ; Nb 5.11 et suivants). — Dans les parvis du temple ils égorgeaient et préparaient les victimes, pour les offrir en sacrifice selon l’ordre et les cérémonies que Dieu lui-même avait prescrites, et c’est de cette fonction, qui était la plus commune et la plus apparente de leur charge, qu’ils avaient reçu, le nom de sacrificateurs.
— Dans le lieu saint ils devaient allumer tous les jours les lampes, y conserver l’huile, et les faire luire depuis le soir jusqu’au matin (Lv 24.2) ; faire tous les jours le parfum devant l’Éternel (Ex 30.7 ; Lc 1.10) ; poser les pains de proposition sur la table qui y était dressée, et les changer à chaque sabbat (Lv 24.5-9). — Le souverain sacrificateur qui était appelé à faire toutes ces choses dans le lieu saint lorsqu’il le pouvait, avait en outre des fonctions particulières ; il devait, une fois l’an, faire une solennelle expiation pour le sanctuaire, pour lui-même, et pour toute l’assemblée ; il entrait dans le lieu très saint ; il priait, il intercédait pour le peuple, enfin il bénissait solennellement l’assemblée.
— Il est parlé encore de quelques autres occupations moins spécialement en rapport avec la charge des prêtres ; ils devaient en certains moments déterminés sonner de leurs trompettes d’argent (Nb 10.8 ; 2Ch 5.12 ; 7.6 ; 29.26 ; Né 12.41) ; faire l’estimation des vœux (Lv 27) ; rendre la justice dans les causes difficiles (Dt 17.8 ; 19.17 ; 21.5 ; 2Ch 17.8) ; le roi Josaphat établit lui-même à Jérusalem un tribunal supérieur de prêtres et de lévites (2Ch 19.8). Quant à leur rôle dans les armées (voir Guerre). Ils avaient aussi quelques occupations particulières, à remplir pour lesquelles ils alternaient, se distribuant par le sort leurs jours de fonction, la garde du temple pendant la nuit (on en trouve probablement une trace, Ac 4.1 ; 5.24 ; Lc 22.52 ? peut-être aussi Jr 20.1), la surveillance des trésors du temple, des vases sacrés, du vestiaire, etc.
Pour l’accomplissement de leurs fonctions, les prêtres devaient être dans les conditions de la pureté légale et cérémonielle, et il leur était interdit de prendre du vin, ou tout autre breuvage enivrant, quand ils entraient dans le tabernacle, et pendant qu’ils y officiaient (Lv 10.9 ; Ez 44.21 ; Josèphe, Antiquités juives 3, 12, 3). Ils devaient s’abstenir de mener le deuil pour un mort s’il n’était leur proche parent, et même le souverain sacrificateur ne pouvait le faire pour qui que ce soit (Lv 21.11 ; 10.6). Il ne devait y avoir en eux aucun défaut corporel, ni mutilation de membres, comme aussi leur réputation devait être sans tache (Lv 21.17 ; Josèphe, Antiquités juives 3, 12, 2). Leurs femmes mêmes devaient répondre à cette idée de sainteté dont toutes les prescriptions précédentes étaient des conditions ; ils ne pouvaient épouser aucune personne de mauvaise vie, ou répudiée, ou de réputation équivoque (Lv 21.7).
Les veuves n’étaient point exclues de leur choix, sinon pour le souverain sacrificateur, qui devait épouser une vierge (Lv 21.13) ; du reste, ils avaient le droit de choisir dans toute la nation, sans être limités par des considérations de famille ou de tribu ; les étrangères seules leurs étaient défendues (Esd 10.18) ; mais, en général ils se mariaient plus volontiers entre eux, et ils épousaient des filles de race sacerdotale (Lc 1.5). Les préceptes d’une pureté parfaite s’étendaient jusqu’aux filles des prêtres, qui étaient punies de mort lorsqu’elles manquaient aux lois de la chasteté (Lv 21.9). L’institution du sacerdoce était ainsi recommandée au respect et à la vénération publique, non seulement par la grandeur même de ses fonctions, mais encore par l’auréole de sainteté et de pureté qui en entourait l’exercice et les ministres (Jr 18.18) ; ces derniers, malheureusement, voulurent allier le sanctuaire et l’esprit du monde : on les vit souvent manquer à tous leurs devoirs, et opprimer le peuple qu’ils devaient paître ; ils recherchèrent les biens terrestres et la satisfaction de la chair, et compromirent, avec leur ministère, leur religion (Jr 5.31 ; 6.13 ; 23.11 ; Lm 4.13 ; Ez 22.26 ; Os 6.9 ; Mi 3.11 ; So 3.4 ; Ml 2).
Treize villes d’entre les quarante-huit qui avaient été données aux Lévites, étaient spécialement destinées à être la résidence des prêtres ; elles étaient réunies dans le voisinage de Jérusalem, dans les tribus de Juda, de Benjamin et de Siméon (Jos 21.4, 10) ; c’étaient Hébron, Libna, Jathir, Estemoab, Holon, Débir, Hajin, Jutta, Beth-Sémès, Gabaon, Guébah, Hanathoth, et Halmon. Plusieurs d’entre elles furent encore après l’exil la demeure de quelques prêtres (Né 7.25), et le sacrificateur (Lc 10.31) faisait sans doute pour affaires d’office le voyage de sa ville à Jérusalem, ou le retour ; cependant le plus grand nombre des prêtres paraissent (Né 11.10) s’être fixés définitivement à Jérusalem, le centre de leur travaux.
Il était pourvu de diverses manières à l’entretien des prêtres ; les restes des sacrifices, et c’étaient souvent des restes fort considérables, étaient pour eux (Lv 2.3, 10 ; 5.13 ; 6.16 ; 7.6 ; Lv 10.12 ; Nb 6.20 ; Dt 18.3) ; les prémices, les offrandes tournoyées, une portion des dîmes, les pains de proposition, leur appartenaient encore (Nb 31.29 ; Lv 24.9 ; Mt 12.4), ainsi que l’argent provenant d’amendes pour cause de souillure, du prix de rachat des vœux ou des premiers-nés (Lv 27 ; Nb 18.14-15). En outre, ils étaient exempts des impôts et du service militaire, immunités dont ils continuèrent de jouir après l’exil et sous la domination étrangère (Esd 7.24 ; Josèphe, Antiquités juives 12, 3, 3).
Ils étaient partagés déjà du temps de David en vingt-quatre classes ou éphéméries, qui avaient chacune leur chef, et vaquaient alternativement au service public pendant sept jours, d’un sabbat à l’autre (1Ch 9.25 ; 24.3 ; 2Ch 8.14 ; 23.4 ; 35.4 ; Né 12.7 ; Esd 10.5 ; 2R 11.9 ; Lc 1.5). — Après le schisme des dix tribus, ils ne continuèrent à fonctionner que dans le royaume de Juda (1R 13.33 ; 2Ch 11.13).
C’est ainsi que jusqu’à la destruction de Jérusalem et de son temple par les Romains, cette caste subsista comme un corps respecté et généralement respectable, exerçant sur le peuple une influence utile, et dirigeant ses pensées vers la vérité par des rites symboliques, lui rappelant toujours l’unité de Dieu, la condamnation du péché, et la réconciliation avec Dieu par l’expiation. S’ils exercèrent parfois une espèce d’influence politique, si même ils prirent quelque part au gouvernement général du pays, ce fut comme une conséquence de leur caractère et de leur position, et non un oubli de leurs fonctions (Nb 27 ; 31.12 ; 32.2 ; Dt 27.9 ; Jos 17.4). Sous les rois ils apparaissent comme médiateurs entre le peuple et son chef (2S 19.11) ; mais plus tard, et lorsque la corruption fut devenue toujours plus manifeste et plus générale, ils se joignirent aux rois et aux princes pour essayer de mettre un frein à la liberté de langage du ministère prophétique (Jr 20.1 ; 26.7), ce qu’ils étaient d’autant plus portés à faire que leur amour pour la forme et les cérémonies du culte ne pouvait que leur faire redouter tout ce qui tendait à donner de l’esprit et de la vie à la foi.
La construction du temple avait puissamment contribué à rendre solide et ferme la constitution et l’organisation sacerdotale. Jusqu’alors, et malgré les prescriptions positives de la loi, il semble qu’il y ait eu plus d’arbitraire et d’indécision dans les rapports du peuple avec le sanctuaire ; sous les juges, des maisons particulières louaient des prêtres pour leur service ; après eux, des rois et des prophètes paraissent remplir quelques fonctions exclusivement réservées aux prêtres ; des hommes sans caractère public offrent des sacrifices ; à côté du tabernacle de Silo, on se rend sur les hauteurs et dans les bois pour adorer ; David, et même Salomon, empiètent sur les fonctions des prêtres, sans en être repris, ni punis (Jg 6.18 ; 17.5 ; 18.27 ; 1S 30.7 ; 2S 6.18 ; 1R 9.25).
Comme les familles lévitiques formaient environ la treizième partie de la population totale, leur entretien par le peuple pourrait être considéré comme devant être pour celui-ci une charge extrêmement lourde, en admettant même que le toit des Lévites n’ait jamais rien eu que des biens modestes. Cependant il faut remarquer :
a. d’abord, que dans une contrée agricole et fertile, la remise des prémices et des dîmes ne pouvait être onéreuse, là surtout où la propriété du sol était garantie aux familles propriétaires ;
b. que la plupart des offrandes, vœux, sacrifices de prospérité, etc., n’étaient point imposés, mais laissés à la libre volonté, à la piété des donateurs ;
c. qu’à l’exception des prêtres et des rois, tous les Israélites étaient producteurs, et qu’ainsi le nombre des consommateurs non producteurs était extrêmement restreint ; il n’y avait ni milices régulières, ni corporations savantes à entretenir ;
d. que les redevances en nature ne dépendaient point de l’augmentation de la famille lévitique, mais qu’elles étaient fixées pour toujours au dixième de la moisson ;
e. que la tribu de Lévi avait les mêmes droits que les autres au partage du sol, et que si elle en avait été dépouillée, il n’était que juste de l’en dédommager en lui assurant une partie des produits recueillis ; les dîmes étaient donc plus qu’un salaire, elles étaient un intérêt, une rente.
Il n’est pas facile de donner une suite claire et complète des souverains sacrificateurs qui se sont succédé en Juda dans l’exercice de ces hautes fonctions. La facilité avec laquelle on néglige des noms peu connus, le fréquent usage de deux noms pour un seul personnage, peut-être des idées différentes sur la nature du sacerdoce, la distinction entre le droit et le fait, ont pu influer sur les divergences qu’on remarque entre les différentes listes de ces sacrificateurs. Nous donnons ci-dessous la succession pontificale, telle qu’elle ressort de différents endroits des livres sacrés, comparée à celle qui se trouve (1Ch 6.3 et suivants).
Successions des souverains sacrificateurs (comparaison)
Dans ces deux listes, on remarque les analogies et les dissemblances suivantes :
a. Les six premiers noms sont les mêmes et ne font pas difficulté.
b. Les numéros 7 à 11 de la première sont les noms des sacrificateurs qui ont exercé, quoiqu’ils aient appartenu à la branche cadette d’Ithamar, tandis que les numéros 7 à 10 de la seconde disent la suite de la postérité d’Éléazar, quoique ces hommes n’aient pas fonctionné : les deux listes se rejoignent à Tsadoc, qui réunit la qualité de sacrificateur à celle de membre de la branche aînée.
c. Les numéros 12 à 19 de la première liste correspondent exactement aux numéros 11 à 18 de la seconde.
d. L’omission du nom d’Urie dans la seconde liste entre 18 et 19, tient peut-être au rôle honteux qu’il a joué sous Achaz (2R 16) ; c’est une disgrâce : le petit-fils de Tsadoc est nommé au lieu de son fils ; la génération idolâtre n’est pas comptée comme sacerdotale.
e. L’omission d’Hazaria III, entre Sallum et Hilkija, dans la seconde liste, ne peut guère s’expliquer que par le peu d’importance que les généalogies donnent souvent aux détails, pourvu que l’ensemble et la filiation soient exactes ; cependant Hazaria s’est distingué comme réformateur sous Ézéchias.
f. Éliakim, le numéro 24 de la première liste, mais inconnu, est également omis dans la seconde.
g. Depuis Hazaria IV, les deux listes sont les mêmes.
On voit, d’après ce qui précède, que la première est une liste pontificale, la seconde un tableau généalogique de la famille d’Aaron par Éléazar ; la première était incomplète s’il y manquait un nom ; la seconde reste exacte malgré quelques omissions ; celle-là nous dit la suite des grands prêtres telle qu’elle a eu lieu, celle-ci nous dit ce qu’elle aurait dû être, ce qu’elle aurait été sans la circonstance qui fit sortir le sacerdoce de la branche d’Éléazar pendant un temps.
Josèphe et la Seder Olam des Juifs nous ont conservé deux autres listes des grands prêtres hébreux depuis Aaron jusqu’à la captivité ; elles diffèrent entre elles et s’éloignent l’une et l’autre des deux que nous avons rapportées, du reste elles sont sans intérêt.
Quant aux souverains sacrificateurs qui succédèrent à Jésuah après le retour de la captivité, nous trouvons dans les livres d’Esdras, de Néhémie et de Josèphe, les noms suivants, que nous rattachons à la première de nos listes.
29. Jéhojakim (483 av. J.-C.) (Josèphe Antiquités juives 11, 5 ; Né 12.10).
30. Éliasib (453) (Né 12.10 et suivants).
31. Jojadah (413), ibid.
32. Jonathan (373), ibid.
33. Jadduah (341), ibid.
34. Onias I (321).
35. Simon I, dit le Juste (300).
36. Éléazar (292).
37. Manassé (276).
38. Onias II (250).
39. Simon II (217), père des quatre suivants.
40. Onias III (195).
41. Jason, ou Jésus (175).
42. Ménélas, ou Onias IV (172).
43. Lysimaque, lapidé comme sacrilège.
Tous ceux-ci appartenaient à la famille d’Aaron et d’Éléazar : ce dernier ne fut pas même sacrificateur ; nous le conservons sur la liste, ainsi que quelques-uns des sacrificateurs illégitimes qui suivirent, pour ne pas compliquer une succession déjà difficile à débrouiller ; nous suivrons en cela les chiffres donnés par Calmet, quoique la véritable série doive passer de Ménélas à Judas Maccabée, du numéro 42 au 46, qui serait le 43e.
44. Alcime, ou Éliakim : il n’est pas de la branche sacerdotale.
45. Onias V, n’exerce pas la sacrificature ; il se retire en Égypte.
46. Judas, ou Jadduah Maccabée (166 av. J.-C.).
47. Jonathan son frère (161).
48. Simon (143).
49. Jean Hyrcan (135).
50. Aristobule (107).
51. Alexandre Jannée (106).— Sa veuve, Alexandra, règne après lui, et donne la sacrificature à son fils.
52. Hyrcan, (78), qui est dépossédé par son frère.
53. Aristobule (69) ; mais après plusieurs combats.— Hyrcan (63) rentre dans l’exercice de ses fonctions.
54. Antigone (40), fils d’Aristobule ; usurpateur.
55. Hananéel de Babylone, descendant des anciens sacrificateurs (36).
56. Aristobule, le dernier des Maccabées ; mort subite, arrangée par Hérode.— Hananéel rétabli.
57. Jésus fils de Phabis.
58. Simon fils de Boéthus, élevé à cette haute dignité par Hérode, qui s’est fait son gendre.
59. Matthias, fils de Théophile, remplacé pour un jour par Ellem.
60. Joatsar, fils de Simon le sacrificateur.
61. Éléazar son frère.
62. Jésus fils de Siah.— Joatsar rétabli, puis de nouveau destitué.
63. Ananus fils de Seth.
64. Ismaël fils de Phabi.
65. Éléazar fils d’Ananus.
66. Simon fils de Camithe.
67. Caïphe, ou Joseph, témoin et complice de la mort du Christ.
68. Jonathas fils d’Ananus.
69. Théophile son fils.
70. Simon, dit Canthare, fils de Simon Boéthus.
71. Matthias, fils d’Ananus.
72. Élioneus.— Simon Canthare, rétabli puis déposé.
73. Joseph fils de Canée.
74. Ananias fils de Nébédée.
75. Ismaël fils de Phabée.
76. Joseph, surnommé Cabéï.
77. Ananus fils d’Ananus.
78. Jésus fils d’Ananus.
79. Jésus fils de Gamaliel.
80. Matthias fils de Théophile.
81. Phannias fils de Samuel, établi en 70, l’année de la ruine du temple de Jérusalem.
L’ancien sacerdoce prend fin quand le nouveau commence, universel et plus spirituel, celui de la sacrificature royale : Jésus en est le souverain sacrificateur.
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About Dictionnaire de la Bible ou concordance raisonnée des Saintes ÉcrituresLa plupart des travaux de M. BOST de 1849 sont encore utiles aujourd’hui pour étudier la Bible. Les Éditions Clé ne sont pas nécessairement d’accord avec toutes les interprétations et toute la théologie de Bost. Cependant, nous sommes convaincus de la valeur générale de l’ouvrage de Bost et nous prions pour qu’il aide l’étudiant sérieux à mieux comprendre et à mieux appliquer les choses profondes de Dieu que nous révèle la Bible. Certaines observations (comparaison avec le franc, statistiques…) ne sont plus d’actualité. Elles permettent de se faire une idée de la compréhension des écritures à cette époque de la rédaction du dictionnaire. Nous avons retiré quelques remarques qui n’étaient pas choquantes dans le contexte de l’époque mais qui pourraient l’être aujourd’hui. Nous avons modernisé parfois le vocabulaire et les conjugaisons des verbes, fusionné les suppléments et aussi amélioré la présentation du texte et des références bibliques. |
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