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Bœuf. Le mot hébreu Bacar désigne le gros bétail en général, comprenant les mâles et les femelles, les jeunes et les vieux (Lv 3.1). Un seul individu de cette espèce est appelé Shor (caldéen Thor, arabe thaur, d’où peut-être le latin taurus, et le français taureau) ou Eleph, ou Alouph. Un veau, mâle ou femelle, est appelé Eguèl ou Eglah ; ce dernier mot est employé (Gn 15.9 ; Es 15.5) pour désigner une génisse de trois ans et (Os 10.11) pour une jeune vache employée à traîner la charrue ou à fouler le blé. Phar désigne le taureau, surtout lorsqu’il est encore jeune (Jg 6.25), et Parah, la jeune vache (1S 6.7 ; Job 21.10), qui donne déjà du lait, ou qui a eu des petits (Os 4.16), et qui porte le joug. Abbir, qui signifie fort et vigoureux, n’est proprement qu’une épithète donnée dans les livres poétiques (Ps 22.13 ; Es 34.7), au taureau qui a atteint toute sa force. La langue hébraïque n’a pas d’expression pour ce que nous appelons proprement bœuf dans le sens restreint, parce qu’il était défendu aux Hébreux de ne mutiler aucun animal, ce qui, sans doute, n’était pas non plus nécessaire chez eux ; les Maures et les Arabes de nos jours labourent encore leurs terres avec des taureaux. Ces animaux sont en général plus petits et plus maigres en Orient que chez nous. En Arabie, ils ont de petites cornes, et sur l’épaule une sorte de bosse de graisse plus ou moins grande, selon que l’animal est plus ou moins bien nourri.
Le district de Basan et la plaine de Saron, sur la côte de la Méditerranée, entre Joppe et Lydde, sont souvent mentionnés dans la Bible comme possédant les meilleurs pâturages et les plus beaux troupeaux de bœufs. Lors de la conquête de Canaan par les Israélites, les tribus de Gad et de Ruben reçurent en partage, à cause de leurs nombreux troupeaux, Basan et d’autres districts à l’est du Jourdain, propres à l’élève des bestiaux (Nb 32.4). Les taureaux et les béliers de cette contrée, célèbres par leur vigueur et leur beauté (Dt 32.14), servent souvent à désigner des ennemis puissants (Ps 22.13), et le prophète Amos (Am 4.1) compare les femmes voluptueuses de la Samarie à des génisses de Basan. Il paraîtrait que les troupeaux de la maison royale étaient entretenus dans ces fertiles pacages, car il est dit que David avait un inspecteur de bestiaux dans la plaine de Saron (1Ch 27.29).
Pour les Hébreux, le bœuf était le premier et le plus utile des animaux domestiques, et une de leurs principales richesses ; aussi Job, dans la description qu’il fait du bien-être qui est ordinairement le partage du méchant, dit que ses troupeaux de bœufs augmentent toujours, et que ses vaches sont fécondes (Job 21.10) ; le psalmiste voit dans cette abondance une bénédiction de l’Éternel (Ps 144.13, 14) ; et partout où il est parlé d’un accroissement de bonheur, l’augmentation des troupeaux de bœufs fait partie des promesses (Dt 7.13 ; 28.4, 18, 31).
Les Israélites se servaient des bœufs pour labourer la terre, et pour battre, ou plutôt pour fouler le grain. Il est souvent parlé dans la Bible du labour des bœufs (1R 19.19 ; Job 1.14 ; Am 6.12 ; Pr 14.4). Les bœufs servaient de plus pour le trait (Nb 7.3, 7, 8 ; 1S 6.7) et même pour le transport, comme on le voit (1Ch 12.40), où il est dit qu’on apporta à David des provisions sur des bœufs et sur d’autres bêtes de somme. De nos jours encore, il n’est pas rare de voir les bœufs de l’Asie et de l’Afrique être utilisés de cette manière par leurs maîtres.
La chair de bœuf a servi de tout temps à la nourriture de l’homme et faisait un des principaux aliments des Israélites. La cour et la maison royale de Salomon consommaient journellement dix bœufs engraissés, et vingt bœufs des pâturages (1R 4.23), et Néhémie, qui tenait table ouverte pour 150 d’entre les principaux des Juifs, avait obtenu à cet effet un bœuf gras chaque jour (Né 5.18). Cette viande se trouvait principalement sur la table des riches (Pr 15.17) ; le veau était regardé comme une friandise que l’on servait seulement aux personnes et aux convives que l’on voulait honorer d’une façon tout à fait particulière (Gn 18.7 ; 1S 28.24 ; Am 6.4 ; Lc 15.23).
Il était naturel qu’un peuple riche en troupeaux, comme les Israélites, se nourrisse de laitage et qu’il en fît diverses sortes de préparations. Deux espèces de lait sont mentionnées dans l’Ancien Testament, le Halab ou lait doux, et le Hhémah, sorte de crème ou de lait caillé (Gn 18.8 ; Jg 5.25 ; Job 29.6 ; 20.17) (où les ruisseaux de miel et de crème sont pris pour image de l’abondance). Pour faire le Hhémah, les Orientaux mettent encore aujourd’hui du lait ou de la crème, selon qu’ils veulent faire du fromage ou du beurre, dans un sac ou vessie que l’on presse en le ballottant ; à mesure que l’eau s’en échappe par les pores ou par l’évaporation, on y remet du lait nouveau jusqu’à ce qu’on ait la quantité voulue de beurre ou de lait caillé. Ce dernier, dissous dans de l’eau, donne un breuvage rafraîchissant ; on peut aussi le manger avec du pain, sans l’avoir mélangé d’eau (Pr 30.33). Les Orientaux, en général, aiment beaucoup le beurre, dont ils font un grand usage. — Les anciens Israélites s’entendaient aussi à préparer du fromage proprement dit (2S 17.29), appelé tranches de lait (1S 17.18), parce qu’on coupait la masse coagulée, appelée Guebinah (Job 10.10), pour la laisser sécher et durcir. Il y avait à Jérusalem une vallée des faiseurs de fromage, qui devait son nom à l’exercice de cette industrie.
Les cornes de bœufs servaient à la confection de coupes, de flacons (1S 16.1, 13 ; 1R 1.39), d’instruments de musique, etc. (Ps 98.6 ; Jos 6.5 ; 1Ch 15.28). Elles étaient l’emblème de la force et du courage (Dt 33.17 ; Jr 48.25 ; Mi 4.13 ; Ps 132.17). C’est pourquoi les rayons du soleil, à cause de leur ardeur et de l’intensité de leur chaleur, sont appelés en hébreu les cornes du soleil, les Grecs et les Romains se servaient de la même image ; les premiers disaient d’un homme vaillant qu’il avait des cornes (Pr. de Diogénien, VII, 89), et Horace (Horace, Odes 3, 21.18) dit du vin qu’il donne des cornes (du courage) au pauvre, cf. encore Ovide, Art d’aimer 1, 238 : Tune sumit cornua pauper.
Ésaïe (Es 15.5) compare les Moabites à une génisse de trois ans ; Jérémie (Jr 46.20) appelle l’Égypte une belle vache, et (Jr 50.11) Babylone une vache qui bat le blé. Osée (Os 10.11) appelle Juda une vache rebelle (Jr 31.18), probablement parce que la vache ayant atteint à l’âge de trois ans sa force complète, était alors soumise au joug et attelée.
Le bœuf, comme toute la race bovine, appartenait à la classe des animaux purs, et servait aux sacrifices ; de là l’expression de veau des lèvres (Os 14.2) signifiant le sacrifice des lèvres, ou les louanges.
Dans l’hiéroglyphique des anciens, le taureau était le symbole des forces génératrices de la nature ; comme tel il entrait dans la composition des chérubins et comptait parmi les ornements du temple (Ez 1.10 ; 1R 7.29). La vache était le symbole de la fécondité et de l’agriculture (Gn 41.2, 26, 29). De là l’adoration de ces animaux, si commune dans les religions, primitivement toutes symboliques, des anciens temps ; de là aussi la tendance constante des Israélites à substituer au culte du Dieu invisible, celui du veau, le veau d’or d’Aaron, et les veaux de Jéroboam, non point qu’ils adorassent réellement ces figures, mais elles étaient pour eux la représentation de Dieu, en tant qu’il se manifeste dans et par la nature. Voir Vache et Accouplements, etc.
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About Dictionnaire de la Bible ou concordance raisonnée des Saintes ÉcrituresLa plupart des travaux de M. BOST de 1849 sont encore utiles aujourd’hui pour étudier la Bible. Les Éditions Clé ne sont pas nécessairement d’accord avec toutes les interprétations et toute la théologie de Bost. Cependant, nous sommes convaincus de la valeur générale de l’ouvrage de Bost et nous prions pour qu’il aide l’étudiant sérieux à mieux comprendre et à mieux appliquer les choses profondes de Dieu que nous révèle la Bible. Certaines observations (comparaison avec le franc, statistiques…) ne sont plus d’actualité. Elles permettent de se faire une idée de la compréhension des écritures à cette époque de la rédaction du dictionnaire. Nous avons retiré quelques remarques qui n’étaient pas choquantes dans le contexte de l’époque mais qui pourraient l’être aujourd’hui. Nous avons modernisé parfois le vocabulaire et les conjugaisons des verbes, fusionné les suppléments et aussi amélioré la présentation du texte et des références bibliques. |
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