Romans 13–15
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Devoirs envers les autorités
Que chacun se soumette aux autorités qui nous gouvernent, car toute autorité vient de Dieu, et celles qui existent ont été établies par Dieu. C’est pourquoi celui qui s’oppose à l’autorité résiste à l’ordre que Dieu a établi, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes. En effet, on n’a pas à craindre les magistrats quand on fait le bien, mais quand on fait le mal. Veux-tu ne pas avoir à craindre l’autorité? Fais le bien et tu auras son approbation, car le magistrat est serviteur de Dieu pour ton bien. Mais si tu fais le mal, sois dans la crainte. En effet, ce n’est pas pour rien qu’il porte l’épée, puisqu’il est serviteur de Dieu pour manifester sa colère en punissant celui qui fait le mal. Il est donc nécessaire de se soumettre aux autorités, non seulement à cause de cette colère, mais encore par motif de conscience.
C’est aussi pour cela que vous payez des impôts, car les magistrats sont des serviteurs de Dieu qui s’appliquent entièrement à cette fonction. Rendez à chacun ce qui lui est dû: l’impôt à qui vous devez l’impôt, la taxe à qui vous devez la taxe, le respect à qui vous devez le respect, l’honneur à qui vous devez l’honneur.
Devoirs envers les autres
Ne devez rien à personne, si ce n’est de vous aimer les uns les autres, car celui qui aime les autres a accompli la loi. En effet, les commandements: Tu ne commettras pas d’adultère, tu ne commettras pas de meurtre, tu ne commettras pas de vol, [tu ne porteras pas de faux témoignage,] tu ne convoiteras pas, ainsi que tous les autres, se résument dans cette parole: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. L’amour ne fait pas de mal au prochain; l’amour est donc l’accomplissement de la loi.
Cela est d’autant plus important que vous savez quel temps nous vivons: c’est l’heure de vous réveiller enfin du sommeil, car maintenant le salut est plus près de nous qu’au moment où nous avons cru. La nuit est bien avancée, le jour approche. Débarrassons-nous donc des œuvres des ténèbres et revêtons les armes de la lumière. Conduisons-nous honnêtement, comme en plein jour, sans orgies ni ivrognerie, sans immoralité ni débauche, sans dispute ni jalousie. Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ et ne vous préoccupez pas de votre nature propre pour satisfaire ses convoitises.
Accueillez celui qui est faible dans la foi sans discuter ses opinions. L’un a la conviction de pouvoir manger de tout; l’autre, qui est faible dans la foi, ne mange que des légumes. Que celui qui mange de tout ne méprise pas celui qui ne le fait pas, et que celui qui ne mange pas de tout ne juge pas celui qui le fait, car Dieu l’a accueilli. Qui es-tu pour juger le serviteur d’un autre? Qu’il tienne bon ou qu’il tombe, cela regarde son seigneur. Mais il tiendra bon, car Dieu a le pouvoir de l’affermir.
L’un fait une différence entre les jours, un autre les estime tous égaux. Que chacun ait dans son esprit une pleine conviction.
Celui qui fait une distinction entre les jours le fait pour le Seigneur [et celui qui ne fait pas de distinction le fait aussi pour le Seigneur]. Celui qui mange de tout, c’est pour le Seigneur qu’il le fait, puisqu’il exprime sa reconnaissance à Dieu. Celui qui ne mange pas de tout le fait aussi pour le Seigneur, et il est reconnaissant envers Dieu. En effet, aucun de nous ne vit pour lui-même et aucun ne meurt pour lui-même: si nous vivons, c’est pour le Seigneur que nous vivons, et si nous mourons, c’est pour le Seigneur que nous mourons. Ainsi, soit que nous vivions, soit que nous mourions, nous appartenons au Seigneur. En effet, Christ est mort et [il est ressuscité,] il est revenu à la vie pour être le Seigneur des morts et des vivants. Mais toi, pourquoi juges-tu ton frère? Ou toi, pourquoi méprises-tu ton frère? Nous comparaîtrons tous, en effet, devant le tribunal de Christ, car il est écrit: Je suis vivant, dit le Seigneur, chacun pliera le genou devant moi et toute langue rendra gloire à Dieu. Ainsi donc, chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même. Ne nous jugeons donc plus les uns les autres, mais veillez plutôt à ne pas placer d’obstacle ou de piège devant votre frère.
Je sais et je suis convaincu dans le Seigneur Jésus que rien n’est impur en soi, mais si quelqu’un considère telle chose comme impure, alors elle est impure pour lui. Si ton frère est attristé à cause de ce que tu manges, tu ne marches plus selon l’amour. Ne cause pas, par ta nourriture, la perte de celui pour lequel Christ est mort. Que ce qui est bon pour vous ne devienne pas un sujet de calomnie. En effet, le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit. Celui qui sert Christ de cette manière est agréable à Dieu et approuvé des hommes.
Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à entretenir la paix et à nous faire grandir mutuellement dans la foi. Pour de la nourriture, ne détruis pas l’œuvre de Dieu. Certes, tout est pur, mais il est mal de manger quelque chose si cela représente un obstacle pour quelqu’un. Il est bien de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin et de t’abstenir de ce qui peut être pour ton frère un obstacle, [un piège ou une source de faiblesse]. Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même par ce qu’il approuve! Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par une conviction de foi. Tout ce qui ne provient pas d’une conviction de foi est péché.
Nous qui sommes forts, nous avons le devoir de supporter les faiblesses de ceux qui ne le sont pas et de ne pas rechercher ce qui nous plaît. Que chacun de nous cherche à plaire à son prochain pour son bien, en vue de le faire grandir dans la foi. En effet, Christ n’a pas recherché ce qui lui plaisait, mais, comme il est écrit, les injures de ceux qui t’insultent sont tombées sur moi.
Or tout ce qui a été écrit d’avance l’a été pour notre instruction afin que, par la persévérance et par le réconfort que donnent les Ecritures, nous possédions l’espérance.
Que le Dieu de la persévérance et du réconfort vous donne de vivre en plein accord les uns avec les autres comme le veut Jésus-Christ, afin que tous ensemble, d’une seule voix, vous rendiez gloire au Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ.
Accueillez-vous donc les uns les autres comme Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu. J’affirme [en effet] que [Jésus-]Christ est devenu le serviteur des circoncis pour prouver que Dieu est vrai en confirmant les promesses faites à leurs ancêtres. Quant aux non-Juifs, ils célèbrent Dieu à cause de sa bonté, comme le dit l’Ecriture: C’est pourquoi je te louerai parmi les nations et je chanterai à la gloire de ton nom. Il est dit encore: Nations, réjouissez-vous avec son peuple! et encore: Louez le Seigneur, vous toutes les nations, célébrez-le, vous tous les peuples! Esaïe dit aussi: Il paraîtra, le rejeton d’Isaï, il se lèvera pour régner sur les nations; les nations espéreront en lui.
Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, pour que vous débordiez d’espérance, par la puissance du Saint-Esprit!
Ministère et projets de Paul
En ce qui vous concerne, mes frères et sœurs, je suis personnellement convaincu que vous êtes pleins de bonnes dispositions, remplis de toute connaissance et capables de vous avertir les uns les autres. Cependant, [frères et sœurs,] c’est avec une certaine audace que je vous ai écrit par endroits, comme pour réveiller vos souvenirs, et cela à cause de la grâce que Dieu m’a faite d’être serviteur de Jésus-Christ pour les non-Juifs. Je m’acquitte ainsi du service sacré de la prédication de l’Evangile de Dieu afin que les non-Juifs soient une offrande agréable, devenue sainte par l’action de l’Esprit saint.
Je peux donc me montrer fier en Jésus-Christ de l’œuvre de Dieu. En effet, je n’oserais rien mentionner si Christ ne l’avait pas accompli par moi pour amener les non-Juifs à l’obéissance par la parole et par les actes, par la puissance des signes et des prodiges et par la puissance de l’Esprit de Dieu. Ainsi, depuis Jérusalem et en rayonnant jusqu’en Illyrie, j’ai abondamment propagé l’Evangile de Christ. Je me suis fait un point d’honneur d’annoncer l’Evangile là où Christ n’avait pas été annoncé, afin de ne pas construire sur les fondations posées par un autre, mais comme il est écrit: Ceux à qui il n’avait pas été annoncé verront, et ceux qui n’en avaient pas entendu parler comprendront.
C’est aussi ce qui m’a souvent empêché d’aller chez vous. Mais maintenant, comme je n’ai plus rien qui me retienne dans ces régions et que, depuis bien des années, j’ai le vif désir de vous rendre visite, [je le ferai] quand je me rendrai en Espagne. J’espère en effet vous voir en passant et recevoir votre aide pour me rendre là-bas une fois que j’aurai satisfait, du moins en partie, mon désir d’être avec vous.
Maintenant je vais à Jérusalem pour servir les saints. En effet, les Eglises de la Macédoine et l’Achaïe ont bien voulu organiser une collecte en faveur de ceux qui sont pauvres parmi les saints de Jérusalem. Elles l’ont bien voulu et elles le leur devaient, car si les non-Juifs ont eu part aux avantages spirituels des Juifs, ils doivent aussi les assister dans leurs besoins matériels. Dès que j’aurai réglé cette affaire et que je leur aurai remis ces dons, je partirai pour l’Espagne et je passerai chez vous. Je sais qu’en venant vous rendre visite, c’est avec une pleine bénédiction de [l’Evangile de] Christ que je le ferai.
Je vous en supplie, frères et sœurs, par notre Seigneur Jésus-Christ et par l’amour de l’Esprit, combattez avec moi en adressant à Dieu des prières en ma faveur. Priez afin que je sois protégé des incrédules de la Judée et que l’aide que j’apporte à Jérusalem soit bien accueillie par les saints. Ainsi je pourrai venir chez vous dans la joie, si c’est la volonté de Dieu, et trouver un peu de repos au milieu de vous. Que le Dieu de la paix soit avec…
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