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Roseau. On distingue ordinairement trois espèces de roseaux dans l’Écriture :
1. Le roseau d’eau que l’on trouve dans les marais, dans les étangs, au bord des fleuves, du Nil, du Jourdain, etc. (Ex 2.3 ; 1R 14.15 ; Job 8.11 ; Es 19.6 ; 35.7). Ses sous-espèces les plus connues sont l’arundo phragmites, et le calamogrostris.
2. Une espèce plus forte dont on fait des bâtons et des cannes (2R 18.21 ; Ez 29.6 ; Mt 27.29), parfois aussi une mesure de longueurs (Ez 40.3 ; Ap 11.1 ; 21.15). C’est l’arundo donax, dont tronc dur et ligneux, atteint la hauteur de 3 mètres, et l’épaisseur de 3 décimètres. Il est aussi très abondant sur les bords du Nil.
3. Le roseau à écrire, arundo scriptoria (3Jn 1.13), que les Arabes nomment kalam (calamus). Il croît dans les marais de la Mésopotamie, entre le Tigre et l’Euphrate, près d’Hellah, dans le golfe Persique, etc. Lorsque le tuyau, qui est rempli de moelle, a été d’abord amolli, puis séché, on le fend et on le taille, à peu près comme nos plumes, et c’est après cette préparation que l’on s’en sert. Il manque du reste une description exacte et complète de cette plante, qui croissait autrefois dans l’Asie Mineure, en Égypte, et même en Italie (Pline, Histoire naturelle 16, 35). Toutes ces espèces sont connues en hébreu sous le nom général de kanneh’, cannes. Le terme agmon employé (Es 9.13 ; 19.15), comme faisant opposition au rameau (de palmier), désigne peut-être aussi bien le jonc que, le roseau ; on en faisait des cordelettes (Job 40.21), comme on en fait maintenant encore avec le jonc et le roseau. Le mot achou, d’origine égyptienne (Gn 41.2, 18), est assez bien traduit dans nos versions par herbe des marais (Job 8.11) ; il désigne en effet la laîche, ou le carex, et saint Jérôme l’explique par tout ce qui est verdure dans les marais. Le gomé (Es 35.7 ; Job 8.11), traduit par joncs, est le papyrus si célèbre des anciens ; il n’appartient pas à la famille des roseaux, c’est le cyperus papyrus de Linnée : on le trouvait autrefois dans tous les marais de l’Égypte et sur les bords du Nil, mais il y est maintenant fort rare, et au dire de Minutoli ce n’est plus qu’aux environs de Damiette qu’on le trouve ; sa tige triangulaire, garnie de longues feuilles qui se recouvrent par le bas, atteint une hauteur de 3 mètres et plus, et se termine par un bouquet de feuilles rougeâtres au milieu desquelles se trouve une touffe de filets qui forment l’effet d’une chevelure. La racine a l’épaisseur du bras, et l’on s’en servait au lieu de bois ; de la tige on fabriquait de petites et légères embarcations (Ex 2.3 ; Es 18.2) (papyraceæ naves, Pline, Histoire naturelle 6, 24, etc.), qui, au dire d’Héliodore, étaient fort rapides : la pellicule et les parties membraneuses de la plante, d’un vert-clair, et ressemblant assez à la couche la plus fine de l’écorce d’arbre, servait à divers usages ; on en faisait des voiles, des matelas, des souliers, des cordes, des cribles, des mèches, et surtout du papier. Le nom de cette plante est berd, ou berdi, en arabe.
— Quant à la canne odoriférante, ou roseau aromatique, dont il est parlé (Ex 30.23 ; Jr 6.20 ; Es 43.24 ; Ez 19 ; Ct 4.14), c’est l’acorus calamus de Linnée, plante dont la racine surtout se distingue par son odeur agréable et sa forte saveur, et qui croissait, selon Pline, en Arabie, en Syrie et aux Indes ; selon Théophraste, on trouvait aussi la canne dans les vallées du mont Liban : elle n’était peut-être pas étrangère non plus aux contrées méridionales de l’Europe, mais la meilleure était celle des Indes et celle de l’Arabie. C’était un des ingrédients dont on composait l’huile sacrée et l’on en faisait des encensements. — Les roseaux de mer dont il est parlé (Jon 2.6) désignent une espèce d’algues marines (fucus natans de Linnée) que l’on trouve en quantité près des rivages de la Méditerranée, de l’Hellespont, et de la mer Rouge ; cette dernière en a même tiré son nom de Yam Souph ou mer des Algues. La tige en est noueuse, rameuse, et filamenteuse ; les feuilles sont longues, pointues, et dentées en forme de scies. On en trouve différentes espèces dans la mer Rouge ; le latifolius est le plus commun.
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About Dictionnaire de la Bible ou concordance raisonnée des Saintes ÉcrituresLa plupart des travaux de M. BOST de 1849 sont encore utiles aujourd’hui pour étudier la Bible. Les Éditions Clé ne sont pas nécessairement d’accord avec toutes les interprétations et toute la théologie de Bost. Cependant, nous sommes convaincus de la valeur générale de l’ouvrage de Bost et nous prions pour qu’il aide l’étudiant sérieux à mieux comprendre et à mieux appliquer les choses profondes de Dieu que nous révèle la Bible. Certaines observations (comparaison avec le franc, statistiques…) ne sont plus d’actualité. Elles permettent de se faire une idée de la compréhension des écritures à cette époque de la rédaction du dictionnaire. Nous avons retiré quelques remarques qui n’étaient pas choquantes dans le contexte de l’époque mais qui pourraient l’être aujourd’hui. Nous avons modernisé parfois le vocabulaire et les conjugaisons des verbes, fusionné les suppléments et aussi amélioré la présentation du texte et des références bibliques. |
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