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Repas. Les festins proprement dits avaient lieu dans la soirée, comme de nos jours encore le repas principal, chez les Perses et chez les Orientaux, se fait habituellement vers les six ou sept heures du soir, souvent même plus tard. Mais cette coutume ne pouvait pas convenir à un peuple agriculteur, tel que les Hébreux, et il résulte de divers passages (1R 20.16 ; Gn 43.25 ; Ac 10.9, 10 ; Suz 7.13) que midi était l’heure ordinaire de leur dîner. Dans la matinée ils prenaient un repas plus léger, un déjeuner, qui ne se faisait généralement qu’après la première prière de la journée (Lc 14.12 ; Jn 21.12 ; Ac 2.15), et l’on croit que les jours de sabbat, à cause de l’heure de la synagogue, les Juifs, postérieurs ne mangeaient rien avant midi (Josèphe, Autobiographie 54).
On se lavait soigneusement avant le repas, surtout lorsque, après l’exil, les Pharisiens eurent mis en vogue leurs traditions (Mt 15.2 ; Mc 7.2 ; Lc 11.38), puis le père de famille, ou la personne la plus respectée de celles qui étaient à table, prononçait la bénédiction sur les aliments, au-dessus desquels il étendait les mains (Lc 9.16 ; Jn 6.11 ; Mt 14.19 ; 15.36 ; 26.26 ; 1Tm 4.3). Dans quelques maisons juives, c’est encore un usage de réciter le psaume 23 (Ps 23), en se mettant à table. La prière terminée, on apportait la viande coupée en morceaux, et quelques légumes, servis dans un plat large et profond où chacun se servait à sa fantaisie, prenant avec les doigts pour le mettre sur son pain, le morceau qu’il avait choisi, et le mangeant sans couteau ni fourchette (Pr 19.24), comme les paysans de beaucoup de pays. S’il y avait du jus ou de la sauce, on y trempait son pain (Mt 26.23). Quelquefois aussi le père de famille mettait devant chacun la portion qui lui revenait, et donnait aux uns plus qu’aux autres suivant l’honneur qu’il croyait devoir leur faire, mais toujours de façon à ce que ceux qui avaient le moins eussent encore du superflu (1S 1.4 ; Jn 13.26 ; Gn 43.31). En plusieurs endroits on trouve encore des gens qui croient vous faire honneur en vous pressant de manger.
— Il paraît que primitivement les Hébreux étaient, assis à table comme on l’est chez nous (Gn 27.19 ; Jg 19.6 ; 1S 20.24 ; Homère, Iliade 10, 578) ; plus tard seulement ils suivirent l’usage oriental et mangèrent couchés sur des lits de table, ou espèces de divans ; on en trouve diverses traces dans les écrits postérieurs (Pr 23.1 ; Am 6.4, 6 ; Ez 23.41 ; Est 1.6 ; 7.8) et dans le Nouveau Testament (Mt 26.7 ; 9.10 ; Mc 14.3 ; Lc 5.29 ; 7.36 ; 14.10 ; Jn 13.23, 25). Trois personnes prenaient place d’ordinaire sur chaque divan ; appuyées sur le bras gauche, elles retiraient en arrière leurs pieds déchaussés. Le convive de droite avait la tête sur le sein de son voisin de gauche ; de là les paroles (Jn 13.23 ; 21.20) ; c’était par conséquent la place de l’épouse préférée, ou de l’intime ami. La place d’honneur était au milieu. Les tables étaient basses. — La plupart de ces usages existent encore en Perse et à la table des rois orientaux. On buvait du vin pendant et après le repas, mais surtout après. Une prière d’actions de grâces et des ablutions d’eau sur les mains terminaient, non seulement les festins, mais les repas ordinaires.
Les anciens Hébreux étaient aussi réservés dans le choix, de leurs compagnies, que peu délicats sur le choix des aliments. Du temps de Joseph, ils ne mangeaient pas avec les Égyptiens (Gn 43.32) ; du temps de Jésus ils ne mangeaient pas avec les Samaritains (Jn 4.9) et, non contents de cette séparation religieuse et nationale, on les voit, parmi leurs propres concitoyens, dédaigner la table de leurs inférieurs, et blâmer le Seigneur qui mange avec des péagers et des gens de mauvaise vie (Mt 9.11). À l’égard des vivres, la quantité importait plus que la qualité, comme on le voit par le veau et l’énorme pain qu’Abraham sert aux trois anges (Gn 18.6, 7), et en général, partout où une civilisation avancée ne vient pas encore au secours de la sensualité ou de l’appétit. Les héros d’Homère rôtissent des bœufs et des porcs tout entiers ; les soldats dans leurs bivouacs en font presque autant de nos jours, et, dans plusieurs contrées, les riches habitants des campagnes, agrestes dans leurs habitudes, font consister la splendeur de leurs repas dans l’énormité des quartiers de viande.
Comme assaisonnement, les Hébreux employaient le sel, le beurre, l’huile, le miel, l’anis, le safran, le gingembre, et quelques autres herbes souvent nommées dans l’Écriture, et qui servaient à des sauces ; la plupart de nos épiceries leur étaient inconnues. — La musique et les parfums accompagnaient ordinairement leurs repas de réjouissances, voir Festins.
Le sang, certaines graisses, et le muscle de la cuisse, étaient prohibés par la loi (Lv 3) ainsi que la viande de certains animaux (Lv 11), voir Animaux ; et les Hébreux furent fidèles à observer cette défense. Quelques rabbins avaient même défendu l’usage de la chair et du poisson dans le même repas ; mais cette tradition a eu le sort que doivent avoir toutes les traditions humaines, et les Juifs de nos jours se sont mis au-dessus de ce règlement pharisaïque.
Des repas de deuil, sont mentionnés (Os 9.4 ; Ez 24.17 ; Jr 16.7 et ailleurs, notamment dans les apocryphes, Bar 6.31 ; Tob 4.18 ; Sir 30.18). Il s’en faisait pendant les funérailles, et ceux qui y prenaient part étaient regardés comme souillés à cause des obsèques du mort, ou après les funérailles, et on les considérait comme un honneur rendu au défunt. Le passage (Jr 16.7) se rapporte à ces repas funèbres que les amis du mort donnaient à ceux qui étaient en deuil, pour les distraire de leur tristesse (Dt 26.14 ; 2S 3.35). Mais ces repas, dit le prophète, n’auront plus lieu à cause du grand nombre de morts dans chaque famille, et parce que la famine obligera, tout le monde à se limiter au strict nécessaire. — Les païens avaient, en outre, l’habitude de faire un petit repas sur le tombeau du mort, et de laisser sur les sépulcres quelque nourriture réservée aux âmes errantes ; Trivia, la déesse des rues et des carrefours, était censée venir chercher elle-même ces aliments ; mais, en réalité, c’étaient les pauvres qui venaient les prendre pendant la nuit, voir encore Sacrifices, Festins, Dîmes, Nourriture, etc.
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About Dictionnaire de la Bible ou concordance raisonnée des Saintes ÉcrituresLa plupart des travaux de M. BOST de 1849 sont encore utiles aujourd’hui pour étudier la Bible. Les Éditions Clé ne sont pas nécessairement d’accord avec toutes les interprétations et toute la théologie de Bost. Cependant, nous sommes convaincus de la valeur générale de l’ouvrage de Bost et nous prions pour qu’il aide l’étudiant sérieux à mieux comprendre et à mieux appliquer les choses profondes de Dieu que nous révèle la Bible. Certaines observations (comparaison avec le franc, statistiques…) ne sont plus d’actualité. Elles permettent de se faire une idée de la compréhension des écritures à cette époque de la rédaction du dictionnaire. Nous avons retiré quelques remarques qui n’étaient pas choquantes dans le contexte de l’époque mais qui pourraient l’être aujourd’hui. Nous avons modernisé parfois le vocabulaire et les conjugaisons des verbes, fusionné les suppléments et aussi amélioré la présentation du texte et des références bibliques. |
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