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Refuge. De même que l’antiquité grecque et romaine, le mosaïsme reconnaissait en général des lieux ayant droit d’asile, mais ces lieux n’étaient pas aussi nombreux, leur protection n’était pas aussi efficace, aussi absolue, qu’elle l’était chez les païens, qu’elle le fut plus tard chez les romanistes. L’autel, dont le coupable empoignait les cornes, dans le tabernacle d’abord, puis dans le temple, fut le premier asile que les Hébreux reconnurent comme tel (Ex 21.14), sans doute parce que le regardant comme siège de la divinité, ils ne pensaient pas que la justice humaine pouvait intervenir là où celle de Dieu se taisait. Mais cette protection se bornait au seul cas d’homicide involontaire. Dans la suite, lorsque les Israélites furent établis en Canaan, la loi, pour concilier les droits du sang répandu avec l’équité qui ne permet pas d’assimiler un crime à un malheur ou à une imprudence, permit au parent du mort de poursuivre le meurtrier, mais accorda à celui-ci le droit de fuir, et lui assura un asile pour le cas où il saurait atteindre une ville de refuge avant d’avoir été frappé. Six villes jouissaient du droit d’asile, trois à l’occident du Jourdain, Kadès, Sichem, et Hébron, trois à l’orient, Betser, Ramoth de Galaad, et Golan (Jos 20.7-8 ; Nb 35.6 ; Dt 19.3 ; Ex 21.13).
C’étaient des villes sacerdotales ou lévitiques. Elles devaient être d’un accès facile, avec des routes partout bien entretenues, et des ponts là où il en était besoin : là où le chemin se bifurquait, on avait soin d’y mettre un écriteau indiquant la direction de la ville de refuge. Chaque année les magistrats faisaient la visite des chemins pour s’assurer que leur entretien était bien ce qu’il devait être. Le meurtrier, si l’enquête démontrait que son crime avait été involontaire, devait, pour échapper aux vengeurs du sang, rester dans la ville où il avait trouvé un refuge, jusqu’à la mort du souverain sacrificateur sous, le règne duquel le crime avait été commis. Ces arrêts forcés étaient réellement une peine, comme l’exil dont les Athéniens frappaient celui qui s’était rendu coupable du même crime ; et il est remarquable que toutes les législations, même les plus douces, aient senti la nécessité de condamner l’homicide involontaire comme un délit contre la société. Si le meurtrier sortait de la ville de refuge avant la mort du grand prêtre il pouvait être tué impunément par la famille du défunt (Nb 35.28). Lorsque c’était un assassin qui se réfugiait dans la ville, et que l’enquête établissait que le meurtre avait été volontaire, il était remis entre les mains des juges ordinaires, qui le condamnaient à mort (Nb 35.21).
L’antiquité païenne qui avait accordé le droit d’asile aux autels aux temples, à leurs parvis, à certaines villes et à leur banlieue, y protégeait non seulement les meurtriers involontaires, mais encore les débiteurs insolvables, et les pauvres esclaves fuyant la barbare cruauté de leurs maîtres. Daphné près d’Antioche (2Ma 4.33) et le temple de Diane à Éphèse, étaient les lieux de refuge les plus renommés de l’antiquité, et leurs droits d’asile s’étaient considérablement accrus avec la suite des siècles.
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About Dictionnaire de la Bible ou concordance raisonnée des Saintes ÉcrituresLa plupart des travaux de M. BOST de 1849 sont encore utiles aujourd’hui pour étudier la Bible. Les Éditions Clé ne sont pas nécessairement d’accord avec toutes les interprétations et toute la théologie de Bost. Cependant, nous sommes convaincus de la valeur générale de l’ouvrage de Bost et nous prions pour qu’il aide l’étudiant sérieux à mieux comprendre et à mieux appliquer les choses profondes de Dieu que nous révèle la Bible. Certaines observations (comparaison avec le franc, statistiques…) ne sont plus d’actualité. Elles permettent de se faire une idée de la compréhension des écritures à cette époque de la rédaction du dictionnaire. Nous avons retiré quelques remarques qui n’étaient pas choquantes dans le contexte de l’époque mais qui pourraient l’être aujourd’hui. Nous avons modernisé parfois le vocabulaire et les conjugaisons des verbes, fusionné les suppléments et aussi amélioré la présentation du texte et des références bibliques. |
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