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Micaël (qui est comme Dieu ?), un des grands anges ou archanges dont l’existence et le nom nous sont révélés par l’Écriture. Micaël, appelé Michel en grec (Jd 1.9), était regardé comme le représentant du peuple juif devant Dieu, et en quelque sorte sa personnification. Les rabbins l’opposent souvent à Sammaël, le prince des ténèbres. C’est comme protecteur d’Israël qu’il apparaît (Dn 10.13, 21 ; 12.1) et saint Jean nous le montre remportant aux derniers jours la victoire sur Satan et ses anges (Ap 12.7). Ces différents passages n’ont pas besoin d’explication, mais le combat rapporté (Jd 1.9) entre l’archange et le démon, présente de graves difficultés. On a cru trouver dans ce passage une allusion à Zacharie (Za 3.1, 2) (Bèze et Vitringa), mais pour appuyer cette opinion, il faut changer le texte et lire (au lieu de Michel) Jésus, Josué, ou Jéhosuah, trois noms qui n’en sont qu’un dans l’original avec de légères modifications ; cette variante n’étant qu’une hypothèse sans fondement doit être abandonnée, d’autant plus qu’il faudrait encore, en l’admettant, prendre Micaël pour Jéhovah, et le corps pour la personne. D’autres théologiens, partageant la même opinion sans accepter les variantes, pensent que le corps de Moïse représente le judaïsme personnifié dans le grand sacrificateur Jéhosuah (Wolff, Witsius).
— Une seconde classe de commentateurs, et non seulement les rationalistes, mais aussi quelques théologiens orthodoxes, par exemple Ligthfoot, supposent que Jude a cité ici des traditions apocryphes, comme Paul quelquefois allègue des poètes païens ; il ne veut ni confirmer, ni réfuter, il se borne à employer cet argument contre ceux auxquels il s’adresse, parce qu’ils ajoutent foi à de pareils récits, tout en faisant parade de leur prétendue sagesse ; il se sert contre eux d’un argument qu’ils accepteront, bien qu’il ne l’accepte pas lui-même. Mais quand Paul fait des citations de ce genre, c’est avec plus de précautions, et il est probable que si Jude avait voulu citer une fable, il se serait exprimé autrement qu’il n’a fait. Troisièmement enfin, et c’est depuis Calvin l’opinion le plus ordinairement reçue par les commentateurs chrétiens, il se peut bien que cette tradition se trouvait dans les livres apocryphes, mais ce n’est pas là que Jude l’a puisée : l’apôtre nous transmet une tradition qui s’était conservée parmi les Juifs, et dont il connaissait l’authenticité par une révélation de l’esprit de Dieu qui était en lui. C’est ainsi qu’on peut trouver, dans des légendes, ou racontés par des prêtres, beaucoup de faits qui n’en sont pas moins des vérités pour avoir passé par ces intermédiaires, en général peu dignes de confiance. Jude a fait ici ce que Paul a fait (2Tm 3.8), en citant les noms de Jannès et de Mambrès ; il a suivi la tradition dans un cas où il savait qu’il pouvait le faire. Bèze s’est joint à cette manière de faire, ainsi que Buddé, Schœttgen, Witsius, etc.
On prend ordinairement comme motif de cette dispute l’intention de Satan de pousser les Juifs à l’idolâtrie en leur présentant le corps de Moïse ; mais il vaut mieux avouer son ignorance que d’avancer des choses sans fondement. S’il y a dans l’Église chrétienne une idolâtrie relativement aux corps des saints, cette idolâtrie n’existait pas, et ne pouvait même pas exister pour l’Orient où les corps morts souillent les vivants ; on évite de les approcher, et les Juifs devaient se purifier s’ils n’avaient pu éviter de toucher un cadavre. D’autres ont modifié cette explication en disant qu’il est question de nécromancie dans ce passage ; mais dans ce but le corps mort de celui auquel on s’adressait n’était pas nécessaire (1S 28.11 ; 1S 25.1).
— Il paraît bien que la circonstance que Moïse a été enseveli par le Seigneur lui-même, a donné occasion à cette dispute (Dt 34.6), mais nous n’en savons pas davantage, et il y a un seul cas un peu analogue que nous trouvions dans l’Écriture (Za 3.2). L’opinion qui entend par le corps de Moïse son corps de doctrine, n’est pas soutenable. — Les noms de plusieurs autres Micaël se trouvent (Nb 13.14 ; 1Ch 5.13 ; 7.3 ; 12.20 ; 2Ch 21.2).
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About Dictionnaire de la Bible ou concordance raisonnée des Saintes ÉcrituresLa plupart des travaux de M. BOST de 1849 sont encore utiles aujourd’hui pour étudier la Bible. Les Éditions Clé ne sont pas nécessairement d’accord avec toutes les interprétations et toute la théologie de Bost. Cependant, nous sommes convaincus de la valeur générale de l’ouvrage de Bost et nous prions pour qu’il aide l’étudiant sérieux à mieux comprendre et à mieux appliquer les choses profondes de Dieu que nous révèle la Bible. Certaines observations (comparaison avec le franc, statistiques…) ne sont plus d’actualité. Elles permettent de se faire une idée de la compréhension des écritures à cette époque de la rédaction du dictionnaire. Nous avons retiré quelques remarques qui n’étaient pas choquantes dans le contexte de l’époque mais qui pourraient l’être aujourd’hui. Nous avons modernisé parfois le vocabulaire et les conjugaisons des verbes, fusionné les suppléments et aussi amélioré la présentation du texte et des références bibliques. |
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