Romans 4
La Bible Segond 21Other versions
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Exemples de justice par la foi dans l’Ancien Testament
Que dirons-nous donc d’Abraham, notre ancêtre? Qu’a-t-il obtenu par ses propres efforts? Si Abraham a été considéré comme juste sur la base de ses œuvres, il a de quoi se montrer fier, mais non devant Dieu. En effet, que dit l’Ecriture? Abraham a eu confiance en Dieu et cela lui a été compté comme justice. Or, si quelqu’un accomplit quelque chose, le salaire est porté à son compte non comme une grâce, mais comme un dû. Par contre, si quelqu’un ne fait rien mais croit en celui qui déclare juste l’impie, sa foi lui est comptée comme justice.
De même, David exprime le bonheur de l’homme à qui Dieu attribue la justice sans les œuvres: Heureux ceux dont les fautes sont pardonnées et dont les péchés sont couverts, heureux l’homme à qui le Seigneur ne tient pas compte de son péché!
Ce bonheur n’est-il que pour les circoncis, ou bien est-il également pour les incirconcis? En effet, nous disons que la foi d’Abraham lui a été comptée comme justice. Quand donc a-t-elle été portée à son compte? Etait-ce après ou avant sa circoncision? Ce n’était pas après sa circoncision, mais bien alors qu’il était incirconcis. Et il a reçu le signe de la circoncision comme le gage de la justice qu’il avait obtenue par la foi alors qu’il était incirconcis. Il est ainsi le père de tous les incirconcis qui croient, afin que la justice soit aussi portée à leur compte. Il est aussi le père des circoncis qui ne se contentent pas d’être circoncis mais qui marchent aussi sur les traces de la foi de notre ancêtre Abraham quand il était encore incirconcis.
En effet, ce n’est pas par la loi que la promesse de recevoir le monde en héritage a été faite à Abraham ou à sa descendance, mais c’est par la justice de la foi, car si l’on devient héritier par la loi, la foi est dépourvue de sens et la promesse sans effets. En fait, la loi produit la colère de Dieu, puisque là où il n’y a pas de loi, il n’y a pas non plus de transgression. C’est donc par la foi que l’on devient héritier, pour que ce soit par grâce et que la promesse soit assurée à toute la descendance, non seulement à celle qui dépend de la loi, mais aussi à celle qui a la foi d’Abraham. En effet, Abraham est notre père à tous, comme cela est d’ailleurs écrit: Je t’ai établi père d’un grand nombre de nations. Il est notre père devant le Dieu en qui il a cru, le Dieu qui donne la vie aux morts et appelle ce qui n’existe pas à l’existence. Espérant contre toute espérance, Abraham a cru et est ainsi devenu le père d’un grand nombre de nations, conformément à ce qui lui avait été dit: Telle sera ta descendance. Sans faiblir dans la foi, il n’a pas considéré que son corps était déjà usé, puisqu’il avait près de 100 ans, ni que Sara n’était plus en état d’avoir des enfants. Il n’a pas douté, par incrédulité, de la promesse de Dieu, mais il a été fortifié par la foi et il a rendu gloire à Dieu, car il avait la pleine conviction que ce que Dieu promet, il peut aussi l’accomplir. C’est pourquoi cela lui a été compté comme justice.
Or ce n’est pas pour lui seulement qu’il est écrit que la foi a été portée à son compte, mais c’est aussi pour nous. Elle sera portée à notre compte, puisque nous croyons en celui qui a ressuscité Jésus notre Seigneur, lui qui a été donné à cause de nos fautes et qui est ressuscité à cause de notre justification.
Copyright 2007 Société Biblique de Genève