Isaiah 44:9–17
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Ceux qui fabriquent des sculptures sacrées ne sont tous que vide et celles qui font leur plus grand plaisir ne servent à rien. Du reste, elles en témoignent elles-mêmes: elles ne voient rien et ne savent rien, si bien qu’ils seront couverts de honte.
Qui est-ce qui façonne un dieu ou coule une sculpture sacrée pour n’en retirer aucune utilité? Tous ses associés seront couverts de honte. Les artisans ne sont eux-mêmes que des êtres humains. Qu’ils se rassemblent là, qu’ils se présentent tous, et tous ensemble ils seront tremblants et couverts de honte.
Pour confectionner une hache, le forgeron travaille avec des braises, et il la façonne à coups de marteau, il la travaille d’un bras vigoureux. Cependant, il suffit qu’il ait faim et le voilà sans force, qu’il n’ait pas bu d’eau et le voilà épuisé. Le charpentier étire le ruban à mesurer, il fait un tracé à la craie et travaille le bois au ciseau, tout en faisant des marques au compas. Il le travaille sur le modèle d’un homme, d’un être humain dans toute sa beauté, pour qu’il soit installé dans un temple. Pour cela, il se coupe des cèdres, il se procure des chênes et de grands arbres qu’il choisit bien vigoureux dans la forêt, il plante des pins que la pluie fait grandir. L’homme utilise ces arbres pour faire du feu: il en prend une partie pour se chauffer, il en brûle aussi pour faire cuire son pain. Cependant, il les utilise aussi pour se fabriquer un dieu qu’il adore, il en fait une statue devant laquelle il se prosterne! Il brûle la moitié de son bois afin de pouvoir manger de la viande, préparer un rôti et se rassasier. Il l’utilise aussi pour se chauffer et dit: «Ah! Je me chauffe, je vois la flamme!» Et avec le reste il se fait un dieu, une sculpture sacrée! Il se prosterne devant lui et l’adore, il lui adresse des prières en s’écriant: «Sauve-moi, car c’est toi qui es mon dieu!»
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