Isaiah 62–63
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Le salut de Jérusalem
A cause de Sion je ne me tairai pas, à cause de Jérusalem je ne prendrai pas de repos jusqu’à ce que sa justice apparaisse comme l’aurore, et son salut comme un flambeau qui s’allume. Alors les nations verront ta justice, et tous les rois ta gloire, et l’on t’appellera d’un nom nouveau, défini par l’Eternel lui-même. Tu seras une couronne splendide dans la main de l’Eternel, un turban royal dans la main de ton Dieu. On ne t’appellera plus «abandonnée», on ne dira plus à ta terre «dévastation», mais on t’appellera «mon plaisir est en elle» et l’on appellera ta terre «mariée», car l’Eternel prend plaisir en toi et ta terre aura un mari. Tout comme un jeune homme épouse une jeune fille vierge, tes descendants deviendront pour toi pareils à des époux, et tout comme la fiancée fait la joie de son fiancé, tu feras la joie de ton Dieu.
Sur tes murs, Jérusalem, j’ai placé des gardes qui ne resteront jamais silencieux, de jour comme de nuit. Vous qui êtes chargés de la rappeler à l’Eternel, ne vous accordez aucun répit! Ne lui laissez aucun répit jusqu’à ce qu’il rétablisse Jérusalem et fasse d’elle un sujet de louange sur la terre! L’Eternel l’a juré par sa main droite et par son bras puissant: «Je ne donnerai plus ton blé comme nourriture à tes ennemis et les étrangers ne boiront plus ton vin nouveau, fruit de ton travail, mais ceux qui auront récolté le blé le mangeront et loueront l’Eternel, et ceux qui auront vendangé boiront du vin nouveau dans les parvis de mon sanctuaire.»
Franchissez, franchissez les portes! Dégagez le chemin du peuple! Préparez, préparez la route, enlevez les pierres! Dressez un étendard vers les peuples! Voici ce que l’Eternel annonce aux extrémités de la terre: «Dites à la fille de Sion: ‘Ton salut arrive. Il a son salaire avec lui et sa récompense est devant lui.’» On les appellera «peuple saint», «rachetés de l’Eternel», et toi, on t’appellera «recherchée», «ville non abandonnée».
Un jour de vengeance
Qui est celui-ci? Il arrive d’Edom, de Botsra, en habits rouges. Qui est celui-ci? Eclatant dans sa tenue, il s’avance avec toute sa force.
«C’est moi qui parle avec justice, qui ai le pouvoir de sauver.»
Pourquoi tes habits sont-ils rouges, tes vêtements pareils à ceux de l’homme qui écrase le raisin dans une cuve?
«J’ai été seul à travailler au pressoir, sans personne d’aucun peuple avec moi. Je les ai piétinés dans ma colère, je les ai écrasés dans ma fureur. Leur sang a jailli sur mes vêtements et j’ai sali tous mes habits. En effet, un jour de vengeance était sur mon cœur et l’année de mes rachetés était arrivée. J’ai regardé, mais il n’y avait personne pour m’aider. J’étais consterné, mais il n’y avait personne pour me soutenir. Alors mon bras m’a assuré le salut et ma fureur m’a servi de soutien. J’ai piétiné des peuples dans ma colère, je les ai rendus ivres dans ma fureur et j’ai fait couler leur sang par terre.»
Rappel du passé
Je rappellerai les bontés de l’Eternel, ses actes dignes de louange, tout ce qu’il a fait pour nous. Je dirai tous les bienfaits qu’il a accordés à la communauté d’Israël, conformément à ses compassions et à la richesse de ses bontés. Il avait dit: «Assurément, ils sont mon peuple, des enfants qui ne s’adonneront pas au mensonge», et il a été un sauveur pour eux. Dans toutes leurs détresses, il a souffert avec eux, et l’ange qui est devant lui les a sauvés. C’est lui-même qui les a rachetés, dans son amour et sa compassion, et constamment, par le passé, il les a soutenus et portés.
Cependant, ils se sont révoltés, ils ont attristé son Esprit saint, de sorte qu’il s’est transformé pour eux en ennemi, il a lui-même combattu contre eux. Alors son peuple s’est souvenu des jours passés, de l’époque de Moïse. «Où est-il, celui qui les a fait ressortir de la mer avec les bergers de son troupeau? Où est-il, celui qui mettait son Esprit saint au milieu d’eux? Où est-il, celui qui envoyait son bras splendide à la droite de Moïse, qui a fendu l’eau devant eux, se faisant ainsi une réputation éternelle? Où est-il, celui qui les a conduits dans les profondeurs de l’eau comme un cheval dans le désert, sans même qu’ils trébuchent? Comme à un troupeau qui gagne la vallée, l’Esprit de l’Eternel leur a accordé le repos.» Voilà comment tu conduisais ton peuple, te faisant ainsi une réputation splendide.
Prière du peuple
«Regarde du haut du ciel et constate la situation, du haut de ta sainte et splendide résidence: où sont passés ton zèle et ta puissance? Ta profonde tendresse et tes compassions envers moi ne se font plus sentir. C’est toi, cependant, qui es notre père. En effet, Abraham ne nous connaît pas et Israël ignore qui nous sommes; c’est toi, Eternel, qui es notre père, c’est toi qui, depuis toujours, t’appelles notre libérateur.
»Eternel, pourquoi nous fais-tu errer loin de tes voies, pourquoi endurcis-tu notre cœur pour qu’il ne te craigne pas? Reviens à cause de tes serviteurs, à cause des tribus qui t’appartiennent! Ton peuple saint n’a été que peu de temps en possession du pays, et nos adversaires ont piétiné ton sanctuaire. Nous sommes depuis longtemps comme un peuple sur lequel tu n’exerces pas ta souveraineté et qui n’est pas appelé de ton nom. Si seulement tu déchirais le ciel et descendais, les montagnes s’effondreraient devant toi!
Copyright 2007 Société Biblique de Genève