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Nehemiah 3:33–5:19

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Poursuite des travaux malgré l’opposition

Lorsque Sanballat a appris que nous étions en train de reconstruire la muraille, il s’est mis en colère et s’est montré très irrité. Il s’est moqué des Juifs et a dit devant ses frères et devant les soldats de Samarie: «Que font donc ces misérables Juifs? Va-t-on les laisser faire? Vont-ils offrir des sacrifices? Vont-ils finir leur tâche dans la journée? Vont-ils redonner vie à des pierres ensevelies sous des tas de poussière et réduites en cendres?» Tobija l’Ammonite était à côté de lui. Il a dit: «Qu’ils construisent seulement leur muraille de pierres! Si un renard grimpe dessus, il la fera crouler!»

Ecoute, notre Dieu, avec quel mépris on nous traite! Fais retomber leurs insultes sur leur tête et livre-les au pillage et à la déportation! Ne pardonne pas leur faute et que leur péché ne soit pas effacé devant toi, car ils ont provoqué de front ceux qui construisent!

Nous avons continué à reconstruire la muraille de telle sorte qu’elle soit partout consolidée jusqu’à la moitié de sa hauteur, et le peuple a pris ce travail à cœur.

Cependant, Sanballat, Tobija, les Arabes, les Ammonites et les Asdodiens ont été très irrités en apprenant que la restauration des murs de Jérusalem avançait et que les brèches commençaient à être bouchées. Ils se sont tous ensemble ligués pour venir attaquer Jérusalem et lui causer du dommage.

Nous avons prié notre Dieu et avons mis une garde en place pour nous défendre jour et nuit contre leurs attaques. Toutefois, les Judéens disaient: «La force des porteurs de fardeaux va faiblissant et il y a tellement de décombres que nous ne parviendrons pas à reconstruire la muraille.» Quant à nos adversaires, ils disaient: «Ils ne sauront et ne verront rien jusqu’à ce que nous arrivions au milieu d’eux. Nous les tuerons alors et nous ferons ainsi cesser le travail.» Or, les Juifs qui habitaient près d’eux sont venus dix fois nous avertir, de tous leurs lieux de domicile: «Il faut que vous reveniez chez nous!» J’ai donc posté le peuple par familles, tous avec leurs épées, leurs lances et leurs arcs, en contrebas derrière la muraille, aux endroits abrités. Après avoir tout inspecté, je me suis levé pour dire aux nobles, aux magistrats et au reste du peuple: «N’ayez pas peur d’eux! Souvenez-vous du Seigneur grand et redoutable et combattez pour vos frères, vos fils et vos filles, vos femmes et vos maisons!»

Lorsque nos ennemis ont appris que nous étions au courant de tout, Dieu a réduit leur projet à néant et nous sommes tous retournés à la muraille, chacun à son travail. Depuis ce jour, la moitié de mes serviteurs travaillait à la construction, tandis que l’autre moitié était armée de lances, de boucliers, d’arcs et de cuirasses. Quant aux chefs, ils soutenaient toute la communauté de Juda. Ceux qui construisaient la muraille et ceux qui portaient ou chargeaient les fardeaux travaillaient d’une main et tenaient une arme de jet de l’autre. Chacun des constructeurs gardait son épée attachée à la taille tout en travaillant, et le sonneur de trompette restait à côté de moi. J’ai alors dit aux nobles, aux magistrats et au reste du peuple: «Le travail est immense et le chantier étendu, si bien que nous sommes dispersés sur la muraille, éloignés les uns des autres. Au son de la trompette, rassemblez-vous près de nous, à l’endroit où vous l’entendrez sonner, et notre Dieu combattra pour nous.»

Nous avons donc poursuivi notre travail, la moitié des hommes gardant la lance à la main depuis le lever de l’aurore jusqu’à l’apparition des étoiles. A la même époque, j’ai encore dit au peuple: «Que chacun passe la nuit à l’intérieur de Jérusalem avec son serviteur: montons la garde pendant la nuit et travaillons pendant la journée!» Ainsi, nous ne quittions pas nos vêtements, ni moi, ni mes frères, ni mes serviteurs, ni les hommes de garde qui me suivaient; chacun gardait son arme, même pour se laver.

Attitude désintéressée de Néhémie

Les gens du peuple et leurs femmes avaient à se plaindre gravement de leurs frères juifs. Les uns disaient: «Avec nos fils et nos filles, nous sommes nombreux; nous voulons recevoir du blé afin de pouvoir manger et rester en vie.» D’autres disaient: «Nous devons donner nos champs, nos vignes et nos maisons comme gages pour recevoir du blé pendant la famine.» D’autres encore disaient: «Nous avons dû emprunter de l’argent en hypothéquant nos champs et nos vignes pour payer le tribut du roi. En réalité, notre chair est pareille à celle de nos frères, nos enfants sont pareils aux leurs, et pourtant, nous devons vendre nos fils et nos filles comme esclaves – plusieurs de nos filles le sont déjà – et nous sommes sans ressources puisque nos champs et nos vignes sont devenus la propriété d’autrui.»

J’ai été très irrité en prenant connaissance de leurs plaintes et de ces faits, et j’ai pris la ferme décision d’adresser des reproches aux nobles et aux magistrats. Je leur ai dit: «Vous prêtez à intérêt à vos frères!» J’ai convoqué une grande assemblée pour traiter leur situation et je leur ai dit: «Nous avons nous-mêmes racheté, en fonction de nos possibilités, nos frères juifs vendus aux nations, mais vous, vous vendez vos frères et vous osez nous les vendre à nous!» Ils ont gardé le silence, ne trouvant rien à répondre. J’ai ajouté: «Ce que vous faites n’est pas bien. Ne devriez-vous pas marcher dans la crainte de notre Dieu, ne serait-ce que pour éviter les insultes des nations qui nous sont hostiles? Moi-même, avec mes frères et mes serviteurs, nous leur prêtons de l’argent et du blé. Renonçons donc à ce qu’ils nous doivent! Rendez-leur aujourd’hui leurs champs, leurs vignes, leurs oliviers et leurs maisons ainsi que l’intérêt que vous avez exigé d’eux, le centième de l’argent, du blé, du vin nouveau et de l’huile!» Ils ont répondu: «Nous allons les rendre et nous n’allons rien exiger d’eux. Nous allons faire ce que tu dis.» Après avoir appelé les prêtres, je leur ai fait jurer de tenir parole; j’ai même secoué la poche de mon manteau en disant: «Que Dieu secoue de la même manière, pour l’arracher à sa maison et à ses biens, tout homme qui n’aura pas agi de façon à respecter cet engagement! Qu’un tel homme soit ainsi secoué et se retrouve les mains vides!» Toute l’assemblée a dit: «Amen!» et a célébré l’Eternel. Et le peuple a tenu parole.

De plus, dès le jour où le roi m’a désigné pour que je sois leur gouverneur dans le pays de Juda, soit depuis la vingtième année du règne d’Artaxerxès et jusqu’à la trente-deuxième année, pendant ces 12 ans, ni moi ni ma parenté n’avons vécu des revenus octroyés au gouverneur. Mes prédécesseurs faisaient peser de lourdes charges sur le peuple; ils exigeaient de lui du pain et du vin, ainsi que 40 pièces d’argent; leurs serviteurs, eux aussi, exerçaient une domination sur le peuple. Pour ma part, je n’ai pas agi de cette manière, et ce par crainte de Dieu. J’ai même travaillé à la réparation de cette muraille et je n’ai acheté aucun champ. De plus, mes serviteurs étaient tous ensemble occupés à ce travail. J’admettais à ma table 150 Juifs et magistrats, sans compter ceux qui venaient chez nous des nations environnantes. Chaque jour, on m’apprêtait un bœuf, six moutons de choix et de la volaille, et ce à mes frais, et tous les dix jours on préparait en abondance toutes sortes de vins. Malgré cela, je n’ai pas réclamé les revenus octroyés au gouverneur, car de lourdes charges pesaient déjà sur ce peuple.

Mon Dieu, souviens-toi pour mon bien de tout ce que j’ai fait pour ce peuple!

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